Constamment en évolution, le secteur de l’informatique offre de nombreux débouchés aux jeunes. Métro a décrypté pour vous trois baccalauréats d’avenir dans ce domaine.

Si la plupart des jeunes d’aujourd’hui surfent sur le web, le milieu de l’informatique pâtit encore d’une image «peu sexy». «L’informaticien n’est pas forcément ce jeune avec des grosses lunettes en train de manger des pointes de pizza qu’on voit dans les films», tient à rappeler Brigitte Kerhervé, directrice du programme de bac en informatique et génie logiciel de l’UQAM. Dans ce métier, l’aspect relationnel peut même devenir un critère important, lorsqu’il s’agit de concevoir un logiciel pour répondre aux besoins d’un client.

Même si les possibilités offertes sur la Toile peuvent paraître séduisantes, Guy Tremblay, directeur du Département d’informatique de l’UQAM, met en garde : «Le métier de webmestre nécessite de solides connaissances en sciences informatiques. Une formation en design graphique ne suffit pas.» Car en y regardant de plus près, les technologies informatiques sont partout : ordinateurs, téléphonie, distributeurs de banque, imagerie médicale, automobile, avionique, circuits intégrés…

La plupart des universités proposent donc des baccalauréats en informatique plus ou moins spécialisés, accessibles aux détenteurs d’un DEC. Ces formations offrent souvent la possibilité d’effectuer un cheminement coopératif, tandis que le choix des cours optionnels constitue aussi une bonne façon de personnaliser son programme. Reste à déterminer si l’on veut obtenir le titre d’ingénieur, en se tournant vers le génie informatique, ou si l’on souhaite s’orienter vers un bac traditionnel qui donne accès au titre d’informaticien.

  • 1. Sciences informatiques

C’est le diplôme le plus général, qui débouche sur le métier d’informaticien. Spécialisé ou non, le baccalauréat en sciences informatiques forme les étudiants à concevoir des systèmes informatiques qui leur permettront de travailler dans des milieux variés : grandes compagnies informatiques, fir­mes d’experts-conseils, entreprises privées, organismes publics… Certains pourront même choisir de devenir travailleurs autonomes.

«L’objectif du bac en informatique est de former des étudiants qui pourront s’adapter à différents domaines et se mettre à jour», résume Nadia El-Mabourk, responsable du 1er cycle, au Département d’inforatique et de recher­che opérationnelle (DIRO) à l’Université de Montréal (UdeM). Le bac de l’UdeM comprend ainsi une orientation coop et une orientation générale, tandis que l’UQAM propose un bac en informatique orienté vers le génie logiciel comprenant un cheminement coopératif et un cheminement sans stage.

  • 2. Génie informatique

Il s’agit de la seule formation en informatique donnant accès au titre d’ingénieur-informaticien recon­nu par l’Ordre des ingénieurs du Québec. Plus technique, cette formation s’adresse à tous les étudiants qui s’intéressent à la conception et à l’implantation des systèmes. On y étudie des matières plus poussées telles que la résistance aux matériaux et la chimie, qui ne sont pas évoquées en sciences informatiques.

Au sein de ce cursus, plusieurs spécialisations sont possibles : l’École Polytechnique offre un bac en génie informatique avec deux concentrations (informatique embarquée et génie biomédical), tandis que l’ETS propose un bac en génie logiciel avec trois orientations (systèmes d’information, logiciels embarqués et systèmes et médias interactifs). L’UQAM offre pour sa part un bac en génie microélectronique, orienté vers la conception de circuits et de systèmes et échelonné sur quatre années.

  • 3. Bio-informatique

La bio-informatique intègre, comme son nom l’indique, la biologie et l’informatique pour former les étudiants à développer des logiciels et à résoudre des problèmes biomédicaux ou environnementaux. Cette formation dé­bouche no­tamment sur des emplois dans le milieu hospitalier, dans les secteurs pharmaceutique et biotechnologique ou dans les laboratoires de recherche académique.

«C’est un domaine qui est encore assez jeune et où des avancées très intéressantes vont se poursuivre au cours des prochaines années», estime Michel Dagenais, directeur du Département de génie informatique et génie logiciel de Polytechnique, où une orientation bio-informatique est justement proposée. De son côté, l’Université de Montréal offre le baccalauréat en bio-informatique, qui comporte une orientation biosciences et une orientation informatique.

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