Josie Desmarais Amanda Montmeny-Huot

Avec d’autres étudiants du Cégep du Vieux-Montréal, Amanda Montmeny-Huot s’est donné pour défi d’installer deux serres d’agriculture urbaine dans l’établissement d’enseignement. Métro a rencontré cette étudiante de 19 ans originaire de Saint-Jérôme qui carbure 
aux projets.

D’où vient cette idée de 
faire de l’agriculture urbaine au cégep?
Les membres du comité environnement du Cégep du Vieux-Montréal avaient déjà l’idée d’installer une serre, mais ne savaient pas comment s’organiser. Ils voulaient faire une serre pour faire une serre. De mon côté, je suis très impliquée avec le club entrepreneur du cégep. C’est ainsi que je me suis retrouvée, en novembre, au colloque de développement durable d’ENvironnement JEUnesse (ENJEU), qui avait pour thème cette année, l’entrepreneuriat. J’y ai rencontré le comité environnement. J’ai eu le déclic pour ce projet de serres et je m’y suis greffée.

Ensemble, vous avez donné une nouvelle approche 
au projet, ce qui vous a 
d’ailleurs valu un prix à l’issue de ce colloque.
On a gagné un accompagnement par La Ruche MTL, ainsi qu’une bourse de 
200$. En fait, ce qu’on a ajouté dans notre proposition à ce concours, c’est de dire qu’on va bâtir une entreprise-école autour de la serre, où on va vendre des produits et générer des revenus. Il ne s’agit plus simplement de faire une serre à l’école, mais vraiment de mettre en place une structure autonome qui permettrait de créer des emplois qui ne seraient pas toujours dépendants d’une subvention.

Quel est l’état d’avancement de votre projet?
On vise l’installation de deux serres: une sur le toit, et une en sous-sol. Présentement, on travaille à celle en sous-sol. Les plans sont en train d’être dessinés. Ce sera une petite serre avec probablement une dizaine d’étages, destinée à la production de pousses et de semis. On en est également à ramasser de l’argent, chercher des commanditaires pour les semences et à s’informer sur l’agriculture urbaine. Selon moi, il est tout à fait envisageable qu’à la fin de la session d’hiver, la serre soit fonctionnelle et en activité.

Est-ce votre premier projet entrepreneurial?
Non. L’an dernier, dans le cadre d’un concours, j’ai conçu un plan d’affaires pour un projet intitulé Commedia. Comme je fais du théâtre depuis le primaire, je souhaitais développer une idée qui me ressemble. J’ai imaginé une entreprise offrant des services corporatifs: une mini-troupe de théâtre irait directement sur le milieu de travail pour une présentation de commedia dell’arte d’environ 30 minutes. Le concept consiste donc à la fois à créer des emplois en théâtre et à augmenter le bien-être des employés de bureau. C’est prouvé que, s’ils vont mieux, la productivité de l’entreprise va augmenter. Commedia a remporté deux prix. Ce projet pourrait être le fun à mettre en place, mais pour le moment, je suis aux études.

Qu’est-ce qui vous stimule dans l’entrepreneuriat?
Accomplir des choses est très formateur. Et puis, l’entrepreneuriat est un outil: il ne faut pas le prendre tout seul, mais bien lui donner une vocation. Plus que l’entrepreneuriat en tant que tel, je réalise également que le point commun dans mes activités en général, c’est de rassembler du monde autour d’un projet. J’aime être dans une réunion et voir plein de gens qui veulent participer, qui le font, puis en retirent de la fierté. C’est ce qui me motive le plus.

En rafale

Un livre qui vous a particulièrement marquée? Il y en a deux. Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, et L’écume des jours de Boris Vian.
Quel a été votre dernier voyage? J’ai été en France, pour présenter Commedia au concours Challenge Francophone. Avec mes coéquipiers, nous avons d’ailleurs remporté cette 
compétition.
Montréal en trois mots? 
Artistique, volonté et 
microcosme.

Une fois par mois, Métro propose,
en collaboration avec le Conseil jeunesse de Montréal, des 
portraits de jeunes inspirants.

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