Denis Beaumont/Métro Claire Pimparé

Pour la quatrième fois, Claire Pimparé est la porte-parole de la Semaine pour l’école publique, lancée dimanche, qui met l’accent cette année sur la francisation. Métro l’a rencontrée.

Pourquoi vous impliquez-vous encore?
Chaque année, je me rends compte que je soulève une réflexion et je me dis que je ne dois pas arrêter. Est-ce qu’on arrivera au jour où on se dira : «Dans mon temps, tout le monde avait droit à l’école, puis aujourd’hui, tout le monde doit payer»? Au Québec, 88 % des enfants vont à l’école publique. S’il n’y avait pas d’école publique, ils ne seraient pas au privé, ils seraient dans la rue. Il faut arrêter de parler de bibittes du système et réfléchir sur les raisons fondamentales de l’éducation.

Que doit-on faire pour valoriser l’éducation publique?
La valoriser, c’est se rendre responsable de l’école. Qu’est-ce que je peux faire en tant que parent pour aider mon enseignant et aider l’école où va mon enfant? On est en train de banaliser cette chance inouïe qu’on a d’apprendre.

Quelle est la position des Québécois sur le thème de cette année, la francisation et l’intégration?
Les gens veulent que la langue française reste vivante. Mais pour ça, il faut prêcher par l’exemple. Est-ce qu’on ne pourrait pas, en tant qu’individu, être fier de sa langue et faire un effort pour bien la parler, pour ainsi montrer l’exemple?

Est-ce que les efforts pour la francisation sont égaux dans toutes les régions du Québec?
Il y a des hauts et des bas. Les écoles ont besoin de ressources. Des parents qui s’impliquent, c’est aussi ça les ressources. Il faut aussi que le gouvernement s’engage davantage parce que c’est un besoin grandissant. Dans les écoles, tout le monde fait un effort incroyable. Quand tu réussis à prendre un enfant analphabète qui ne parle pas le français et que tu lui fais finir son secondaire 5, je crois que tu as droit à une médaille.

L’utilité de l’école
Le truc de Claire Pimparé pour montrer aux parents et aux enfants que l’école, c’est utile? Prenez une boîte de chaussures, faites-y un trou et scellez-la avec du ruban adhésif. Chaque fois que votre enfant arrivera à la maison, demandez-lui d’écrire ce qu’il a appris dans la journée et mettez-le dans la boîte. À Noël, ouvrez la boîte et videz-la. «Vous allez voir tout ce qu’il a appris, indique la porte-parole. Vous n’en reviendrez pas!»

À lire demain : notre reportage sur la francisation à l’école

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