Yves Provencher/Métro De jeunes cégépiens, des infirmières, des techniciens de bureau et d’autres participent avec enthousiasme à la construction d’un voilier.

Changer le monde, un bateau à la fois: tel est le rêve du navigateur Yves Plante. Le voyageur, qui gagne sa vie sur les eaux depuis plus de 30 ans, a décidé récemment de partager sa passion en fondant l’organisme Jeunes Marins Urbains.

Jusqu’à la fin du mois de juillet, jeunes et adultes âgés de 15 à 115 ans sont invités à se retrousser les manches et à travailler bénévolement à un projet commun pour le moins spectaculaire: la construction d’un voilier. Cette initiative en est à sa première édition.

L’idée a germé dans l’esprit d’Yves Plante à l’été 2010, lorsqu’il a lancé à sa fille de 15 ans le défi de construire un voilier de A à Z. Durant trois mois, à raison de quatre jours par semaine, père et fille se sont attelés à la tâche. «Elle n’avait jamais tenu un outil de sa vie, mais je voulais qu’on vive ensemble l’aventure de la construction», raconte le navigateur. «Ma fille me disait: “Je n’ai même jamais construit de cabane à moineau!”», se souvient-il. L’expérience s’est avérée un véritable succès.

Pour Yves Plante, l’idée est d’utiliser la construction navale comme outil de rapprochement social. «On réunit des gens autour d’un défi qui paraît impossible et qui fait rêver. Après tout, personne n’a besoin d’un voilier pour vivre!», affirme-t-il. Ainsi, une trentaine de jeunes cégépiens, infirmières, techniciens de bureaux et autres participent avec enthousiasme à ce projet commun. «Ça rassemble des gens qui ne se seraient jamais fréquentés autrement!» se réjouit Yves Plante.

«Nous habitons sur une île, mais peu de gens connaissent l’eau dont nous sommes entourés. C’est absurde!» – Yves Plante, fondateur de Jeunes Marins Urbains

Vers un club-école
À long terme, le navigateur espère pouvoir mettre sur pied un club-école. Ainsi, les voiliers construits par les adultes pourraient servir dans le cadre d’un camp de jour pour jeunes consacré à la voile. «La voile, ça coûte cher. Un tel camp la rendrait accessible à un coût modique et faciliterait le contact avec le fleuve, que la plupart des jeunes urbains connaissent très peu», croit-il.

L’organisme sans but lucratif Jeunes Marins Urbains n’en est qu’à ses débuts, et il est donc évident que le projet de camp de jour n’est pas près de lever les voiles. En attendant, Yves Plante espère pouvoir réutiliser le conteneur qui lui a été offert par une entreprise du port de Montréal pour construire d’autres bateaux, dans les différents arrondissements de la ville. «Peu de gens font de la voile, mais encore moins en construisent. Ce rêve est désormais accessible!» conclut-il.

Un défi en trois étapes
Le projet proposé par Jeunes Marins Urbains se déroule en trois étapes.

  • Du 1er au 21 juillet. Construction du voilier. Les participants se répartissent les tâches en fonction de leurs disponibilités et apprennent à manier les outils et à suivre un plan.
  • Du 22 au 28 juillet. C’est le temps d’apprendre à manœuvrer le bateau! Les jeunes marins sont initiés à la voile.
  • Du 29 au 31 juillet. Donner au suivant. Après avoir construit et appris à manœuvrer l’embarcation, les participants passent d’étudiants à professeurs et initient des jeunes à la voile.

www.jeunesmarinsurbains.org

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