Getty Images/iStockphoto Les racines profondes du saule pleureur entraînent de multiples problèmes.

Besoin d’ombre dans la cour? Vous voulez remplacer le vieux lilas qui ne fleurit plus? Avant de planter un arbre, sachez quelles essences éviter pour prévenir les petits (et les gros) problèmes.

Vices cachés
L’érable argenté pousse vite. Trop vite. Il a beau avoir le panache d’un arbre d’ornement, il pousse si rapidement que son bois est de mauvaise qualité. Dans une forêt, ça va, mais près d’une résidence, il suffit d’une mauvaise tempête pour que ses branches cassent et qu’elles endommagent votre terrain, quand ce n’est pas votre voiture ou votre toiture… De plus, ses racines se plantent profondément dans le sol et ne se laissent pas arrêter par les conduits d’égouts, l’asphalte d’une entrée ou le béton.

La malédiction du frêne
Le frêne est un arbre aimé – on en fait des bâtons de baseball –, hélas, pas seulement des humains. L’agrile du frêne est un véritable fléau. Elle a déjà décimé 75 millions de frênes aux États-Unis et au Canada. À Montréal, 200 000 arbres risquent d’être détruits d’ici 15 ans. Si vous ne voulez pas que votre arbre soit le prochain, pensez donc à une autre essence.

Enraciné pour la vie
Le peuplier faux-tremble est typique de l’Amérique du Nord. C’est pourquoi, peut-être, son écorce blanche et ses feuilles frémissantes attirent l’œil. Néanmoins, méfiez-vous. Sa croissance est rapide, et ses racines se démultiplient, donnant naissance à une quantité phénoménale de jeunes pousses.

Un italien faiblard
Le peuplier d’Italie pousse à une vitesse folle: 6 pi par année. Pour cette raison, et aussi pour son élégance, il a déjà été un favori de l’aménagement paysager. Plus aujourd’hui. Sensible à de nombreuses maladies, il perd de sa prestance lorsqu’il est attaqué. Ses racines envahissantes ne lui font pas gagner de points non plus.

Le saule qui fait pleurer
Il est beau à faire pleurer, oui, mais les racines profondes et avides d’eau du saule pleureur entraînent aussi de multiples problèmes. Les égouts, les conduits d’irrigation, peu importe, ses racines détruisent tout sur leur passage. Sans compter que son bois est faible, sensible aux moindres tempêtes, et qu’il ne dure généralement pas plus de 30 ans.

Un arbre qui mue
L’eucalyptus est un arbre importé d’Australie, réputé être le favori des koalas. Si on l’aime pour sa vertigineuse poussée de croissance tous les ans (certaines variétés poussent de 10 pi), cet arbre a un vilain défaut: il perd ses branches – gorgées de résine – et son écorce mue. D’autres tâches saisonnières à ajouter à la liste!

Un arbre qui pue
Le poirier de Chine a été importé en Amérique au début des années 1900. Avec sa floraison d’un blanc splendide, le buisson aurait pu devenir un favori, mais on s’est rapidement rendu compte qu’il se divise et craque lorsqu’il atteint la maturité. Non seulement ça, mais ses magnifiques petites fleurs blanches, eh bien… elles puent.

Alerte aux allergies
Voilà un arbre qui devrait être commandité par une marque d’antihistaminiques. Le cèdre Blueberry est réputé pour les réactions allergiques qu’il déclenche. Cet arbre natif du sud des États-Unis dégage une telle quantité de pollen lorsqu’arrive la saison froide qu’il est à proscrire de votre terrain, même si vous n’y êtes pas sensible.

Il n’a rien pour lui
Le mûrier (l’arbre qui donne des mûres, mais pas celles qu’on mange) n’a visiblement pas été gâté par la nature: il possède des racines qui prennent beaucoup de surface de terrain, des fruits qui font des dégâts, une ombre tellement présente qu’elle empêche les autres espèces de pousser sous lui… Franchement, il n’y a que les vers à soie du mûrier qui y trouvent leur compte.

L’arbre tueur
Le noyer noir d’Amérique est probablement le bois dur indigène le plus apprécié et le plus précieux. Au-delà de ses attributs, il a tout de même ses petits caprices: pollen allergène, fruits salissants et, pire encore, il est programmé pour tuer. Le noyer noir sécrète des toxines qui empêchent les plantes aux alentours de pousser.

Mise à jour: l’avis de la Société internationale d’arboriculture Québec

«La SIAQ défend le principe du bon arbre au bon endroit. Autrement dit, une approche réfléchie vous aidera à choisir un arbre qui correspond le mieux aux facteurs de votre site tels que l’état du sol, les espaces souterrains et aériens disponibles, les obstacles adjacents, le climat, l’eau disponible et l’exposition potentielle aux stress environnementaux (sel de déglaçage, circulation, pollution). Souvent, le cœur du problème ne découle pas de la sorte d’arbre, mais plutôt sa comptabilité avec un lieu donné. Un professionnel qualifié sera en mesure de vous assister à faire un choix convenable et recommander un programme d’entretien adapté afin de permettre une cohabitation saine entre votre arbre et votre propriété.» – Meagan Hanna

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