Pat Cantin/Collaboration spéciale La Clinique Opus

Une nouvelle clinique urbaine a officiellement ouvert ses portes jeudi à Montréal. Son équipe médicale est entre autres spécialisée pour soigner les transsexuels.

«Il n’y aucune clinique au Québec qui est spécialisée auprès des transsexuels avec des thérapeuthes qui sont capables de les aider, un pharmacien qui est capable de gérer leur hormones et des médecins qui s’occupent d’eux», a indiqué la Dre Marie-Eve Morin. Cette dernière a fondé la Clinique Opus avec le Dr Roger LeBlanc et le kinésithérapeute, Glen Morris.

Le nouvel établissement de santé est situé en plein centre-ville de Montréal, à quelques pas du métro Peel. Sa localisation assure un certain anonymat à sa clientèle en partie marginale et souvent stigmatisée. Celle-ci s’y fait soignée dans un décor coloré et urbain. Rien à voir avec les locaux sans vie des hôpitaux.

En plus des transsexuels, les médecins de la Clinique Opus ont également développé une expertise pour traiter les personnes aux prises avec des problèmes de toxicomanie et de santé mentale. Parmi leurs patients, il y en a qui sont atteints du VIH et de l’hépatite C.

Sous un même toit, les quelque 4000 patients qui fréquentent la Clinique Opus – qui comprend aussi M. et Mme Tout-le-Monde – peuvent recevoir plusieurs services médicaux, notamment de médecine familiale, d’urologie, de kinésithérapie, de sexothéraphie et de pharmacie.

«On déplore que dans notre système de santé, les services sont offerts en silos, a mentionné la Dre Morin. Les patients sont obligés d’aller voir un médecin pour le VIH, un médecin pour leur hépatite C, un médecin pour leur problème de maladie mentale, un spécialiste pour leur problème de dépendance.»

«Un médecin ne possède tous les talents, a ajouté le Dr Roger LeBlanc. Pour ma part, si j’ai un doute, je téléphone à l’un de mes collègues. Il faut juste savoir où aller chercher l’information.»

La Clinique Opus a été mise sur pied selon le modèle d’un groupe de médecine familiale (GMF), c’est-à-dire que les médecins et les spécialistes travaillent ensemble et discutent de chacun de leurs patients. «On sait ce qu’il se passe avec nos clients, a expliqué le Dr LeBlanc. Et nos clients réalisent qu’il y a une unification dans la clinique. On parle du même côté de la bouche.»

La clinique n’a pas encore le statut de GMF puisque sa clientèle est trop peu nombreuse. Il lui en faut 9000 pour l’obtenir. «On y travaille», a dit la Dre Morin.

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