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Le célèbre pharmacien Jean Coutu et le président du Groupe Aldo chaussures, Aldo Bensadoun, ont prêté leurs voix à la Fondation Miriam, jeudi, pour lancer un cri d’alarme quant au manque de ressources pour venir en aide aux personnes atteintes de troubles du spectre de l’autisme (TSA).

C’est que le taux de diagnostique de TSA a atteint une naissance sur 88 cette année, alors qu’il était de une sur 110 en 2005, selon la Fondation Miriam, 30 000 enfants d’âge préscolaire au Canada seraient atteints de TSA.

«Une naissance sur 88, c’est inacceptable, juge M. Coutu, dont la petite fille a été diagnostiquée d’un TSA. On peut avoir le cancer et continuer à vivre plus ou moins normalement avec les traitements. Mais quand on est autiste, c’est chaque jour, 365 jours par année pour toute notre vie. Il faut créer de l’espoir.»

«Le gouvernement ne suit pas l’évolution du taux de prévalence des TSA, soutient quant à elle Diane Guerrera, présidente de la Fondation Miriam. Les enfants attendent un an et demi ou deux ans avant de recevoir un diagnostique.»

Selon la psychologue Nathalie Garcin, directrice du Centre Gold, il est pourtant crucial d’avoir un diagnostique de TSA le plus tôt possible et de débuter le traitement rapidement. «Lorsqu’on fait de l’intervention précoce intensive en bas âge, on peut voir des progrès phénoménaux, parce que le cerveau est encore plastique à cet âge et peut grandir, explique-t-elle. Au Québec, on est capable, à l’âge de 18 à 24 mois d’avoir un diagnostique fiable, mais l’âge moyen pour recevoir un diagnostique est de quatre ans et demi. Ça n’a aucun sens. Imaginez la détresse que ces parents vivent, sachant qu’on pourrait faire quelque chose pour aider leur enfant.»

«Le gouvernement paie les thérapies que pour les enfants de 0 à 6 ans, mais souvent, avant d’avoir un diagnostique, ils sont rendus trop vieux pour y avoir droit», déplore Mme Guerrera.

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