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MONTRÉAL – Plus un enfant est victime d’intimidation pendant longtemps, plus les conséquences pour sa santé seront importantes et de longue durée, préviennent des chercheurs américains.

Les scientifiques de l’Hôpital pour enfants de Boston ont été les premiers à se pencher sur les conséquences combinées de l’intimidation, autant à l’école primaire qu’au secondaire.

L’auteure principale, la docteure Laura Bogart, a expliqué que l’étude démontre qu’une intimidation à long terme a un impact grave sur la santé générale de l’enfant et que ses effets négatifs peuvent s’accumuler et s’aggraver avec le temps.

La docteure Bogart et son équipe se sont intéressés à 4297 enfants ou adolescents, de la fin de leurs études primaires à la fin de leurs études secondaires. Les participants ont été périodiquement questionnés au sujet de leur santé physique et mentale, tout comme au sujet de l’intimidation.

Les chercheurs ont déterminé que l’intimidation, à tout âge, est associée avec une détérioration de la santé physique et mentale, avec une augmentation des symptômes de dépression et avec un recul du sentiment de valeur de soi. Les participants victimes d’intimidation chronique éprouvaient aussi plus de difficultés à pratiquer des activités physiques comme la marche ou la course.

Ceux qui avaient été intimidés dans le passé et qui l’étaient toujours présentaient les pires performances.

Les auteurs estiment que leur étude témoigne de nouveau de l’importance de lutter contre l’intimidation le plus tôt possible.

Les conclusions de cette étude sont publiées dans le journal médical Pediatrics.

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