Alors que des sondages indiquent que seulement 19% de la population du Québec connait son mandat, appelé à prendre de plus en plus de place, le curateur public Normand Jutras s’est présenté mardi à la presse montréalaise pour tenter d’augmenter sa notoriété.

Le curateur public prend en charge l’administration des biens et veille au bien-être des personnes inaptes, souvent en raison de la maladie, dont la famille ne peut pas s’occuper convenablement. En 2014, 13 337 personnes étaient sous sa protection. Ce sont principalement des gens avec des déficiences intellectuelles, des problèmes de santé mentale, des maladies dégénératives et des traumatismes crâniens.

En raison du vieillissement de la population, le nombre de personnes placées sous sa protection augmente de 2,2% chaque année depuis cinq ans, une tendance qui est amenée à se poursuivre. «Parmi les nouveaux cas que nous avons chaque année, 50% sont des cas de maladies dégénératives», a illustré M. Jutras.

M. Jutras croit que son travail gagnerait à être davantage connu du grand public. «Selon nos sondages, aussi peu que 38% des Québécois ont signé le mandat d’inaptitude que nous proposons», a souligné M. Jutras. Il s’agit d’un document par lequel un individu indique qui s’occupera de lui s’il devient inapte. Selon M. Jutras, les démarches entourant cette situation peuvent être compliquées s’il n’est pas signé.

De même, il est important selon lui que les gens qui observent des cas d’abus de la part de l’entourage d’une personne inapte en fassent le signalement au Curateur public, qui peut intervenir.

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