MONTRÉAL — De se qualifier pour les matchs éliminatoires de la Ligue canadienne de football s’annonçait déjà une tâche ardue pour les Alouettes de Montréal. Leur défaite subie lundi aux mains des Eskimos d’Edmonton n’a rien fait pour leur faciliter les choses.

Le cinglant revers de 40-20 qu’ont infligé les Eskimos (8-7) aux Alouettes (4-10) est d’autant plus douloureux qu’il les a empêchés de grimper d’un rang dans l’Est, à la suite de la défaite des Argonauts de Toronto (5-10), face aux Stampeders de Calgary (13-1-1).

«C’est évident que toutes les défaites vont nous faire mal, a indiqué l’entraîneur-chef, Jacques Chapdelaine. Quand on arrive dans une situation comme la mienne, c’est-à-dire que je prends l’équipe en cours de saison, c’est jamais parce que les choses allaient très bien. Ça a été démontré encore (lundi). Les choses n’ont pas bien été. Nous n’avons pas eu assez de moments soutenus en offensive. On a eu trop de séries qui se sont conclues rapidement.»

Disposant pourtant du même personnel, Chapdelaine s’explique mal comment les Alouettes ont pu démontrer un visage aussi différent que face aux Argos la semaine précédente.

«Les semaines ne se ressembleront pas toujours pour une équipe dans notre situation, a-t-il expliqué. On a vu les deux attaques s’étudier en début de match et connaître de courtes séries. (…) Au bout du compte, on peut dire ce qu’on veut, regarder l’attaque, la défense, le côté mental de l’équipe, mais comme j’ai dit aux joueurs, j’ai manqué à mon devoir de préparation. La responsabilité revient à l’entraîneur-chef de bien préparer l’équipe. Ce sont les joueurs qui jouent le match, mais je dois leur donner tous les éléments nécessaires.»

Manque de rythme

Après une grosse performance il y a huit jours, les Alouettes ont cette fois été incapables de générer une attaque soutenue. Ce manque de constance se remarque aussi sur la fiche globale de l’équipe, qui n’a pas inscrit de victoires consécutives en plus d’un an. Si elle souhaite ne pas être exclue des séries pour une deuxième année consécutive, elle devra rapidement remédier à cette situation.

«Les bonnes équipes vont trouver la façon de gagner de semaine en semaine, a admis Chapdelaine. Je sentais que nous étions dans un bon état mental avant d’amorcer le match, mais je pense aussi que nous sommes une équipe qui s’est retrouvée dans de mauvaises postures en cours de saison et que nous nous retrouvons rapidement dans un état psychologique négatif sur les lignes de côté. L’an dernier, je me retrouvais avec une équipe qui avait une fiche de 3-15 et nous avions une meilleure énergie sur les lignes de côté. Je dois faire un meilleur boulot pour comprendre cela.»

Pourtant, les joueurs jurent ne pas avoir abandonné.

«On devra gagner tous nos matchs, c’est tout, a indiqué le demi inséré Nik Lewis. Ottawa affronte les Tiger-Cats deux semaines d’affilée. Il nous reste quatre matchs à jouer. Si on peut se rendre à huit victoires, on se donnera une chance. (…) Vous y croyez jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’espoir.»

«On s’est dit quand Jacques a pris l’équipe en mains qu’on devait gagner cinq de nos six matchs pour se tailler une place en éliminatoires, a rappelé le maraudeur Marc-Olivier Brouillette. On vient tout juste d’en perdre une. On doit maintenant gagner les quatre suivantes.»

Un difficile constat quand on considère que les Alouettes devront se frotter deux fois à l’équipe de l’heure dans la LCF, les Stampeders, invaincus depuis la deuxième semaine du calendrier. Les deux clubs s’affronteront dès samedi prochain, à Calgary.

«C’est peut-être une bonne chose qu’on les affronte après une courte semaine d’entraînement», a philosophé Chapdelaine.

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