MONTRÉAL — Maintenant que «l’obstacle Dabrowski» est passé, Eleider Alvarez pourra se concentrer sur son affrontement contre Lucian Bute. Mais son combat de championnat du monde contre Adonis Stevenson passera obligatoirement par une victoire le 24 février prochain, s’il n’en tient qu’à Yvon Michel.

Le président du Groupe Yvon Michel, qui est le promoteur de ces trois boxeurs, ira faire des représentations auprès du World Boxing Council cette semaine afin que l’affrontement entre Alvarez (21-0, 10 K.-O.) et Bute (32-3-1, 25 K.-O.) devienne un combat éliminatoire pour la position d’aspirant obligatoire que le Montréalais d’origine colombienne détient depuis novembre 2015.

«Des premiers échos que j’ai reçus, la réponse est très positive, a indiqué Michel en conférence de presse, quelques instants après la victoire d’Alvarez par décision unanime face à Norbert Dabrowski. Ce combat sera le combat le plus significatif au Québec depuis longtemps. Nous avons deux Québécois qui parlent français, qui se sont installés ici et qui se sont intégrés à la société québécoise. Ils ont appris leur boxe professionnelle ici.

«Ce sera un combat également très significatif sur la scène internationale et extrêmement significatif chez les mi-lourds.»

C’est donc dire qu’Alvarez pourrait bien ne jamais disputer ce combat de championnat du monde qui lui est promis depuis plus d’un an. Pour diverses raisons, Stevenson aura toujours été hors de portée. Maintenant, c’est contre tout un boxeur, un ex-champion du monde, qu’il devra assurer sa place en combat de championnat.

Et sa performance efficace, mais peu éclatante contre Dabrowski n’a pas impressionné Bute.

«Ça n’a pas été une performance exceptionnelle de sa part, a noté celui qui a été champion des super moyens de 2007 à 2012. Mais il a gagné dans tous les aspects: il avait un bon jab, une bonne distance. Même s’il était plus fatigué en fin de combat, il s’est bien adapté.

«J’ai vu plusieurs faiblesses dans ce combat-là. Dabrowski a montré qu’Alvarez n’aime pas se faire toucher.»

«Je peux dire la même chose de Lucian Bute, a répliqué Marc Ramsay, l’entraîneur d’Alvarez. On l’a vu dans le passé. On verra le 24 (février) qui aime mieux se faire toucher. Lucian n’a qu’une présence en carrière à 175 livres et ça n’a pas été très fructueux.»

Ramsay fait référence à l’affrontement horrible que Bute a livré à Jean Pascal en janvier 2014, alors qu’il était l’entraîneur de Pascal. Quand on lui a fait remarquer que Bute était encore affaibli mentalement par sa défaite face à Carl Froch, Ramsay a été cinglant.

«Ça se brise facilement une confiance en combat. Contre Jean Pascal, le premier round a été décisif. Jean s’était imposé physiquement rapidement et on a vu la ‘balloune’ de confiance de Lucian dégonfler très rapidement. Les gens reviennent à leur nature quand ils sont dans le trouble.»

Ramsay croit d’ailleurs que l’affrontement entre les deux hommes devrait donner lieu à un combat scientifique.

«Eleider est un technicien, on ne le verra jamais offrir des performances à la Arturo Gatti. Lui, c’est le contrôle à distance, le contrôle de la tactique. Lucian a le même profil. On peut s’attendre à une belle partie d’échecs au mois de février.»

Quant à Alvarez, même s’il a tout à perdre dans cet affrontement, il est en paix.

«Je suis juste content d’affronter Lucian Bute, qui est l’un des boxeurs les plus populaires au Québec, a-t-il noté. Tous les combats sont différents. J’ai toujours été prêt jusqu’ici, je le serai pour Lucian aussi.»

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