Paul Chiasson Paul Chiasson / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Marie-Ève Drolet a fait tourner bien des têtes sur le circuit de la Coupe du monde de patinage de vitesse courte piste cette saison, même s’il s’agissait de ses premières compétitions sur la scène internationale depuis les Jeux olympiques de Sotchi et les Championnats du monde de Montréal, en 2014.

Néanmoins, la patineuse de Chicoutimi, qui s’est absentée du circuit afin de donner naissance à sa fille Zoey en janvier 2015, a rapidement éliminé les nombreux doutes qui persistaient à son égard à l’aube de la campagne.

Celle qui fêtera son 35e anniversaire le 3 février s’est illustrée en obtenant le bronze au 1500 m à la Coupe du monde de Salt Lake City, puis de nouveau au 1000 m à Gangneung, en Corée du Sud, en plus d’amasser un disque d’argent et deux autres de bronze au relais en cours de route.

«Nous doutions tous quand elle est revenue, a admis humblement l’entraîneur-chef de l’équipe féminine, Frédéric Blackburn, après une séance d’entraînement à l’aréna Maurice-Richard, mercredi. Mais nous nous étions tous dit que s’il y en avait une qui pouvait y parvenir, c’était elle. Ce n’était pas son premier retour à la compétition (NDLR: Drolet a annoncé sa retraite sportive après les Jeux de Salt Lake City en 2002, avant d’effectuer un retour en 2008.), et c’est une fille qui aime s’entraîner. Elle stresse un peu en compétitions — elle peut être encore meilleure qu’actuellement —, mais elle répond bien.»

Même si elle avoue ne prendre qu’une saison à la fois à ce stade-ci de sa carrière, Drolet n’a jamais douté de ses capacités.

«J’avais confiance dans mon potentiel. C’est toujours satisfaisant de savoir que je suis capable de remporter des médailles sur le circuit de la Coupe du monde, même après avoir eu ma fille, a convenu Drolet. Parfois je me demande si ma pause de six ans n’a pas été bénéfique sur mon corps, même si je suis maintenant rendue à 34 ans. C’est le ‘fun’, j’ai encore le goût de performer.»

Elle a d’ailleurs réitéré sa volonté de se qualifier pour les Jeux olympiques de Pyeongchang, qui se dérouleront l’hiver prochain.

À surveiller ce week-end

Entre-temps, Drolet et ses coéquipières participeront aux Championnats canadiens seniors, qui auront lieu du 13 au 15 janvier à l’aréna Maurice-Richard. Même si Blackburn a déjà une très bonne idée de l’identité des patineuses qui devraient balayer les honneurs ce week-end — Marianne St-Gelais trône toujours en tête de lice —, il croit que quelques surprises pourraient se produire.

«Il faudra surveiller Namasthée Harris-Gauthier, qui a notamment participé aux demi-finales du relais aux Championnats du monde l’an dernier ainsi qu’à quelques autres compétitions internationales, a souligné Blackburn. Mais pour être honnête, il y a un groupe de tête qui est assez fort, et c’est derrière que ça jouera plus ‘tough’. Ça devrait donner un bon spectacle.»

Du côté masculin, Charles Hamelin sera de nouveau l’homme à battre. Il faudra toutefois garder un oeil sur Samuel Girard. Le patineur de 20 ans originaire de Ferland-et-Boilleau a connu une très bonne première moitié de saison avec une médaille d’or au 1500 m à Salt Lake City, ainsi qu’une une médaille d’argent au 1000 m à Calgary et au relais à Gangneung.

Les 32 meilleurs patineurs masculins et féminins qui prendront part à cette compétition tenteront de se qualifier pour la Coupe du monde de Dresden, en Allemagne, du 3 au 5 février, avant la tenue des Championnats du monde de Rotterdam, aux Pays-Bas, du 10 au 12 février.

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