TORONTO — Quand on étudie les deuxièmes saisons de plusieurs joueurs, celle de Sidney Crosby ressort comme l’une des meilleures de l’histoire.

Crosby avait amassé 120 points en 79 matchs au cours de sa deuxième campagne avec les Penguins de Pittsburgh, en 2006-07, le sixième plus haut total de l’histoire après celles de Wayne Gretzky (164), Mario Lemieux (141), Peter Stastny (139), Kent Nilsson (131) et Mike Bossy (126).

On pourra débattre pour dire que la saison que connaît actuellement Connor McDavid avec les Oilers d’Edmonton est peut-être aussi bonne, voire même meilleure que celle qu’à connue Crosby, si l’on tient compte de la façon dont il a obtenu ses points.

McDavid, en voie de connaître une saison de 99 points, a jusqu’ici amassé 68 points, soit 72 pour cent de sa production, à égalité numérique, le plus haut total de la LNH. Pour comparer, Crosby avait obtenu moins de la moitié de ses 120 points à égalité numérique, alors qu’il avait récolté 61 points sur le jeu de puissance.

À cette époque, peu de temps après les changements apportés aux règles à la suite du lock-out de 2004-05, les pénalités abondaient dans le circuit.

La plupart des meilleures deuxièmes saisons des 20 derniers années ont grandement bénéficié de l’avantage numérique:

1. Crosby — 61 points en avantage numérique sur 120, pour 51 pour cent;

2. Evgeni Malkin — 40 sur 106, pour 38 pour cent;

3. Eric Staal — 40 sur 100, pour 40 pour cent;

4. Steven Stamkos — 41 sur 95, pour 43 pour cent;

5. Alexander Ovechkin — 37 sur 92, pour 40 pour cent.

McDavid, n’a généré que 26 pour cent de ses points avec l’avantage numérique, soit 24 sur 94 jusqu’ici. Il est évident qu’il est plus difficile de générer de l’attaque à forces égales. McDavid évolue également à une époque où il se marque moins de buts et où il y a moins d’avantages numériques.

Bien qu’en production pure, il ne fait pas de doute que la saison de Crosby soit meilleure. Mais on peut affirmer qu’en terme de qualité, celle de McDavid s’en rapproche beaucoup.

Des menaces insoupçonnées

Malgré cette baisse généralisée, nous avons constaté une recrudescence de buts marqués cette saison dans le circuit Bettman, sans aucun doute en raison de la contribution inattendue de ces quelques joueurs:

Paul Byron, Canadien — À ses 200 premiers matchs dans la LNH, avec les Sabres et les Flames, Byron n’a marqué que 28 fois, sur 177 lancers. Avant les rencontres de lundi, il en avait déjà inscrit 22 et il affiche le deuxième meilleur taux d’efficacité de la ligue, ayant marqué sur 23,4 pour cent de ses tirs.

Viktor Arvidsson, Predators — Le marchand de vitesse des Preds et 114e choix au total en 2014 compte 29 buts à sa deuxième saison dans la LNH. Il a réussi cinq de ses buts en désavantage numérique, et quatre sur le jeu de puissance.

Conor Sheary, Penguins — Héros surprise des dernières séries des champions en titre de la coupe Stanley, Sheary n’a cessé de s’améliorer aux côtés de Crosby cette saison. Le patineur de 24 ans, qui n’a jamais été repêché, a déjà établi un sommet personnel cette saison avec 22 buts, dont 20 à égalité numérique.

Jonathan Marchessault, Panthers — Autre joueur jamais repêché, Marchessault avait démontré des signes encourageants à ses premières saisons professionnelles. Mais qu’il ait obtenu 29 buts jusqu’ici est une agréable surprise.

Richard Panik, Blackhawks — Panik avait démontré quelques beaux flashs avec le Lightning et les Maple Leafs, mais il a éclos de façon inespérée avec les Hawks, marquant 22 buts aux côtés du capitaine Jonathan Toews.

Patrick Eaves, Stars/Ducks — Avant cette saison, Eaves inscrit 20 buts une seule fois, à sa première campagne, avec les Sénateurs. À ses 10 saisons suivantes, il n’a jamais dépassé 14. Mais à 32 ans, Eaves connaît sa meilleure campagne, lui qui compte déjà 30 buts jusqu’ici.

Refroidissements

Favori dans la course au trophée Vézina en première moitié, Devan Dubnyk a considérablement ralenti en deuxième moitié de saison, ce qui a eu des effets sur les performances du Wild.

Dubnyk avant le match des étoiles: taux d’efficacité de ,936, cinq jeux blancs. Depuis? Taux d’efficacité ,904, aucun blanchissage.

En parlant de refroidissement, Brent Burns ne produit plus au même rythme.

En mars, l’arrière de 32 ans n’a marqué qu’un but et récolté six aides en 16 rencontres et il n’est plus seul dans la course au Norris, alors que’Erik Karlsson et Victor Hedman n’ont pas ralenti la cadence. Burns a toujours besoin de deux buts (il lui reste trois rencontres) pour devenir le troisième défenseur depuis 1990 à inscrire 30 buts, après Kevin Hatcher (34, en 1992-93) et Mike Green (31, en 2008-09).

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