MONTRÉAL — Même si la Ligue nationale de hockey a renoncé à participer au tournoi olympique des Jeux de 2018, à Pyongchang, il ne devrait pas manquer de Canadiens pour constituer une équipe aspirant à la médaille d’or.

Même l’ex-défenseur et blagueur invétéré Mike Commodore, qui a pris sa retraite en 2014, a déclaré: «J’ai toujours voulu être un olympien», sur Twitter mardi.

Si Commodore ne recevra peut-être pas de coup de fil, plusieurs joueurs moins connus risquent de se retrouver sous les feux de la rampe dans quelques mois en Corée du Sud si la LNH et le Comité international olympique (CIO) ne trouvent pas un terrain d’entente qui permettrait à Sidney Crosby, Connor McDavid et les meilleurs Canadiens de s’y rendre.

Hockey Canada dispose d’un «plan A et d’un plan B» pour ces Jeux. Le plan A est la participation entière de la LNH. Le plan B devrait faire appel à des joueurs évoluant en Europe, surtout dans la KHL.

La fédération nationale a déjà commencé à travailler sur ce plan en invitant les joueurs du circuit russe, ainsi que des ligues suédoises et finlandaises, à prendre part à la Coupe Deutschland, en novembre, ainsi qu’à la Coupe Spengler, à la fin décembre.

Les ex-patineurs de la LNH Derek Roy, Maxime Talbot et Paul Szczechura faisaient partie des 14 joueurs de la KHL à livrer la Coupe Deutschland. Cinq de plus, dont Drew McIntyre et Shaone Morrisonn, étaient à la Coupe Spengler, où on ne retrouve habituellement que des Canadiens évoluant dans la Ligue nationale suisse, avec un ou deux joueurs de l’extérieur. Des joueurs autonomes comme Mason Raymond et Gregory Campbell ont été ajoutés cette fois-ci.

C’est le genre de formation que vous obtenez sans avoir recours aux joueurs de la LNH.

Le Canada a gagné la médaille d’argent lors des deux derniers JO où les joueurs de la LNH n’étaient pas présents. En 1992, à Albertville, en France, Joé Juneau était la grande vedette de l’équipe en compagnie d’Eric Lindros, encore d’âge junior. Le gardien était Sean Burke, qui pourrait bien être le directeur général de la formation canadienne en 2018.

Deux ans plus tard, l’équipe comptait sur Paul Kariya, Petr Nedved et le gardien Corey Hirsch. Elle a perdu la finale contre la Suède aux termes d’une excitante séance de tirs de barrage à Lillehammer, en Norvège.

Peut-être qu’un jeune joueur ou deux fera l’équipe. Si le premier choix projeté Nolan Patrick est retourné à son club junior, il pourrait être invité.

Les joueurs qui auront pris leur retraite cette saison pourraient aussi tentés par un retour pour une place aux Olympiques. Le défenseur Dan Boyle, âgé de 40 ans, à remporté l’or aux Jeux de Vancouver. Le centre Brad Richards, 36 ans, a disputé les JO 2006 à Turin, en Italie.

Et puis, il y a les joueurs qui mettront un terme à leur carrière après la présente campagne, comme Jarome Iginla, médaillé d’or en 2002 et 2010, et Shane Doan, membre de l’équipe en 2006.

Plusieurs joueurs évoluant en Europe ont l’expérience de la LNH, comme les défenseurs Cam Barker et Marc-André Gragnani, les attaquants Nigel Dawes, Rob Klinkhammer, Kyle Chipchura et Gilbert Brule, ainsi que les gardiens Jeff Glass et Justin Pogge.

Contrairement à la LNH, leurs ligues fermeront boutique pour la durée des JO.

Mais il y a fort à parier que, comme lorsque la LNH n’allait pas aux Jeux, les Canadiens verront des joueurs dont ils n’ont jamais entendu parler, comme Bud Holloway, Chay Genoway, Jonathan Sigalet et Blake Parlett.

Cela ferait du Canada une équipe négligée après avoir dominé les Jeux de Sotchi, puisque les Russes comptent sur plusieurs de leurs meilleurs éléments dans la KHL, comme Ilya Kovalchuk et Pavel Datsyuk. Mais d’autres formations, comme les États-Unis, ou la Suède, seront dans le même bateau que le Canada, cherchant à remplacer des joueurs comme Patrick Kane et Erik Karlsson.

Peut-être que vous devrez vous procurer le programme officiel.

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