Getty Images La flamme olympique à la cérémonie d'ouverture des jeux de Calgary en 1988.

CALGARY — La facture si Calgary accueillait les Jeux olympiques et paralympiques de 2026 serait d’environ 4,6 milliards, selon un comité exploratoire.

Lundi, le groupe explorant l’idée d’une candidature de Calgary, CBEC, a dit au conseil municipal que les revenus de l’Olympiade couvriraient près de la moitié des coûts, mais qu’il faudrait quand même 2,4 milliards $ de plus.

Les Jeux de 2010 à Vancouver et Whistler ont coûté 7,7 milliards $.

L’une des raisons pourquoi le prix est plus bas pour Calgary est qu’on pourrait réutiliser des installations qui ont servi lors des Olympiques de 1988, a dit celui qui dirige le CBEC, Rick Hanson.

«On parle d’un facteur important, a dit Hanson. Dans certains cas, la facture de construction des installations est de 1,6 milliard $. Comme nous avons déjà des structures, le chiffre (pour Calgary) est bien en-dessous de 500 millions $.»

Le CBEC et la ville feront des recommandations finales au conseil municipal le 24 juillet.

«J’ai toujours dit que la persuasion viendra des faits, et je vois ceci comme une présentation massive de faits, a dit le maire de Calgary, Naheed Nenshi. Moi, le conseil et la population, nous devrons longuement réfléchir et considérer certains chiffres, pour voir s’il y a là quelque chose que nous voulons faire.»

Le Comité international olympique ne demande plus au Comité olympique canadien qu’une ville pose sa candidature d’ici septembre, a fait savoir Hanson.

Le CIO n’a pas encore dévoilé les procédures et les balises des candidatures pour 2026. Le processus formel sera lancé après les Jeux d’hiver de Pyeongchang en Corée du Sud, en février prochain.

Il y aura une élection municipale à Calgary le 16 octobre. Nenshi est en quête d’un troisième mandat.

L’an dernier, la ville de Calgary a versé cinq millions au CBEC pour étudier la faisabilité de recevoir les Jeux de 2026 d’une manière responsable au niveau financier. Le CBEC évalue également s’il serait prudent pour la ville de se lancer dans l’aventure.

Hanson et 16 autres personnes ont scruté les installations, la sécurité, l’engouement dans la communauté, les finances et le soutien gouvernemental.

Avec moins de villes tentées par les Jeux, le CIO essaie de simplifier et de rendre moins coûteux le processus de déposer une candidature.

Sion, en Suisse, Innsbruck, en Autriche, Almaty, au Kazakhstan et Sapporo, au Japan, sont parmi les villes ayant aussi exprimé de l’intérêt pour les Jeux de 2026.

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