CHICAGO — Plus les années avancent et moins Marc Bergevin ouvre son jeu face aux journalistes. Le directeur général du Canadien de Montréal a entretenu le mystère sur ses intentions quant aux joueurs-clé de son équipe jeudi, gardant en fait ses propos les plus significatifs pour les responsables du recrutement et du développement des joueurs, qu’il a défendus avec vigueur.

Tour à tour interrogé au sujet d’Andrei Markov, d’Alexander Radulov et d’Alex Galchenyuk, trois joueurs sans contrat, Bergevin s’est chaque fois montré ferme dans ses réponses lors d’un point de presse tenu dans un hôtel du centre-ville de Chicago, jeudi après-midi.

«Il a rendu de bons services, c’est certain, mais encore là, il y a toujours un prix à payer et on a nos limites», a répondu Bergevin quand un journaliste lui a demandé s’il avait un intérêt à ramener Markov, joueur autonome sans compensation.

En ce qui a trait à Radulov, lui aussi susceptible de négocier avec l’équipe de son choix à compter du 1er juillet prochain, le directeur général du Canadien n’a pas été bien plus bavard.

«Ça fait partie des négociations et je ne parle pas de ça», a-t-il lancé, lorsque questionné sur l’allure des discussions.

Mais dans le cas de Radulov, Bergevin a laissé tomber une carte de son jeu en admettant qu’il pourrait céder à une autre formation les droits sur son dynamique attaquant s’il n’y a pas de rapprochement entre les deux parties.

Selon ce qu’a affirmé le journaliste Pierre LeBrun du réseau TSN, le clan Radulov exigerait un pacte de six ans à sept millions $ par année.

Toujours dans le rayon des rumeurs, le nom de Galchenyuk continue de circuler et les Devils du New Jersey aurait même manifesté leur intérêt pour le jeune attaquant, selon une autre information véhiculée par LeBrun.

Mais là encore, Bergevin a été de marbre.

«Je ne parle pas de lui, comme je ne parle pas d’autres joueurs non plus. Je ne parle pas de transactions ou de possibles transactions. Je n’en ai jamais parlé et je ne commencerai pas aujourd’hui», a servi Bergevin en guise de réponse à un journaliste qui lui a demandé s’il pouvait se permettre d’échanger le talentueux et énigmatique attaquant.

Il reste que la situation au sujet de Galchenyuk rappelle un peu celle avec P.K. Subban il y a un an, lors de la séance de sélection tenue à Buffalo. Moins d’une semaine plus tard, le volubile et charismatique défenseur était échangé à Nashville contre Shea Weber.

«Il est un joueur talentueux, et il n’a pas de contrat en ce moment. Probablement que c’est l’une des raisons (pour expliquer les rumeurs au sujet de Galchenyuk), a soulevé Bergevin.

«Alors, je ne suis pas surpris. Je reçois des appels sur beaucoup de nos joueurs, et il n’est pas le seul.»

Bergevin s’est montré plus limpide, par ailleurs, au sujet de Brian Flynn et de Dwight King, deux joueurs autonomes sans compensation qui ne se verront pas offrir de contrats avec le Canadien. Ils s’ajoutent au défenseur Nikita Nesterov qui, comme King, n’aura fait que passer à Montréal.

Bergevin s’est dit plus ou moins surpris de la décision des Golden Knights de Vegas de réclamer Alexei Emelin, et il a reconnu que la possibilité de perdre Nathan Beaulieu lors du repêchage d’expansion avait eu un rôle dans sa décision de l’échanger aux Sabres de Buffalo samedi.

Enfin, Bergevin devra aussi se pencher sur le dossier Carey Price à compter du 1er juillet. À ce sujet, Bergevin s’est dit confiant de conclure une prolongation de contrat de plusieurs saisons avec son gardien vedette au courant de l’été.

Confiance envers Timmins

Le départ de Beaulieu, un ancien choix de premier tour en retour d’une sélection de troisième ronde, samedi, a mené à plusieurs commentaires sur la qualité du recrutement et du développement des joueurs au sein du Canadien. Pendant la saison 2015-2016, le Canadien avait également laissé partir Jarred Tinordi, un autre choix de première ronde, dans un troc qui avait amené le dur à cuire John Scott à Montréal.

Bergevin a rattrapé la balle au bond et a témoigné toute sa confiance à ceux qui lui servent d’adjoints, à commencer par Trevor Timmins jusqu’à Sylvain Lefebvre, l’entraîneur-chef du club-école du Canadien dans la Ligue américaine depuis 2012.

«Toutes les équipes veulent de meilleurs résultats et encore là, on peut s’asseoir ici et passer les 30 équipes. Toutes les équipes font des choix qui ne correspondent pas à leurs projections. Mais dans l’ensemble, je sais que Trevor Timmins est l’un des meilleurs dans la Ligue nationale et je suis très heureux de l’avoir dans l’organisation du Canadien de Montréal, a lancé Bergevin.

«Quand tu regardes un joueur de 17 ans, tu fais une projection dans 3, 4 ou 5 ans, a renchéri le directeur général du Tricolore. Si l’âge du repêchage changeait de 17 à 20 ans, il y aurait beaucoup moins d’erreurs. Dans l’ensemble, on fait nos devoirs, on parle aux joueurs, on les recrute. Le repêchage, c’est quelque chose qui est encore assez difficile.»

Lui-même la cible de plusieurs critiques, Timmins dit ne pas s’en préoccuper.

«On ne vit pas dans le passé et on se concentre sur le repêchage de 2017. Nous avons appris des erreurs que nous avons faites, nous avons appris de nos bons coups du passé, et nous allons de l’avant.»

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