CHICAGO — La première ronde de la séance de sélection de la Ligue nationale de hockey a fait place à très peu d’action et de bouleversements, et la direction du Canadien a suivi le paisible courant qui s’est dégagé du United Center, vendredi soir. Marc Bergevin n’a pas effectué de coup d’éclat, comme une transaction impliquant Alex Galchenyuk par exemple, ni même une manoeuvre pour améliorer sa situation.

Casée au 25e rang, la formation montréalaise est demeurée sur ses positions et a jeté son dévolu sur Ryan Poehling, un joueur de centre américain de 18 ans, des Huskies de l’Université St. Cloud State, établie au Minnesota. Il s’agit de la même formation pour laquelle a joué le gardien Charlie Lindgren, maintenant dans l’organisation du Tricolore.

Poehling était le plus jeune joueur à évoluer dans la NCAA la saison dernière et il est le premier Américain à être repêché en première ronde par le Canadien depuis Michael McCarron en 2013, également au 25e rang.

«C’est un joueur de centre doté d’un bon gabarit, et pour nous, il joue de la bonne façon. Il a du talent offensif et il ne triche pas défensivement. Nous croyons qu’il est un joueur avec qui nous pourrons gagner», a déclaré Bergevin.

Le directeur général du Canadien ne l’a pas vu à l’oeuvre, mais il l’a rencontré au camp d’évaluation de la LNH, au début de juin à Buffalo, et de nouveau cette semaine à Chicago.

«Quand je lui ai parlé, j’ai vu un jeune qui comprend ce que ça prend pour devenir un joueur dans la Ligue nationale. Il a encore des classes à faire, et ça demeure des projections. On croit qu’il sera un très bon joueur de centre au sein de notre organisation.»

Alors que le tour du Canadien est venu, Poehling avait le pressentiment que le directeur du recrutement du Tricolore, Trevor Timmins, allait prononcer son nom. Certains indices lui ont donné cette impression.

Et il ne cachait pas sa fierté de se joindre à une «organisation de prestige, qui compte tant de grands noms», a-t-il déclaré, en nommant, notamment, Shea Weber, Carey Price, Galchenyuk et Max Pacioretty.

«Au camp d’évaluation, c’est là que j’ai réalisé qu’il était possible que je sois repêché par le Canadien. Lors de ce camp, nous avons discuté, et j’ai rencontré les dirigeants de l’équipe il y a deux jours à leur hôtel. J’ai senti qu’il y avait une bonne relation et j’ai commencé à croire qu’il y avait de bonnes chances que le Canadien me sélectionne.»

Selon les différents rapports des recruteurs qui l’ont suivi au cours des derniers mois, Poehling affiche des qualités de leader et il est efficace dans les trois zones. D’autres dépisteurs ont vanté son intelligence au jeu et ses aptitudes à titre de fabricant de jeu.

«J’essaie d’être productif sur toute la surface de jeu, et je suis aussi combatif en défensive qu’en attaque, a fait remarquer Poehling, qui dit tenter de jouer à la façon de Ryan O’Reilly, des Sabres de Buffalo. C’est quelque chose d’important parce que si ça ne clique pas un soir en attaque, je peux me fier à mon jeu défensif pour aider mon équipe.»

Poehling ne se berce pas d’illusions et ne s’exprime pas comme un joueur qui pense chambouler les plans de l’équipe au point de s’y tailler un poste dès la saison prochaine.

«Je n’ai pas vraiment pensé à cela, a-t-il répondu. La LNH n’est pas une ligue de développement et quand vous y arrivez, il faut vraiment être prêt à jouer. J’ai encore des aspects à développer», avoue-t-il.

À moins d’effectuer des manoeuvres au cours de la journée de samedi, le Canadien détient seulement cinq choix lors des six dernières rondes, dont deux au deuxième tour et autant en troisième.

Si les choses ne changent pas, le Tricolore effectuera sa dernière sélection en cinquième ronde, au 149e rang.

«On aimerait repêcher des joueurs, c’est important pour une organisation, a déclaré Bergevin quand il a été questionné sur ses intentions samedi. Pour demeurer compétitif, ça prend des choix, ça prend des jeunes.»

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