MONTRÉAL — S’il est possible d’inculquer la persévérance et l’acharnement au travail, entre autres valeurs, les jeunes défenseurs de l’organisation du Canadien de Montréal pourront dorénavant compter sur les services d’un homme qui en a été un exemple probant pendant presque 15 saisons passées dans la Ligue nationale.

Dans le cadre d’une restructuration rendue publique mercredi, le vice-président exécutif et directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin, a annoncé la nomination de Francis Bouillon au poste d’entraîneur du développement des joueurs.

Il succède ainsi à Rob Ramage, qui accède au poste de directeur du développement des joueurs.

Dans le cadre de ses fonctions, Bouillon s’occupera principalement des défenseurs de l’organisation qui évolueront avec le Rocket de Laval, le nouveau club-école du Tricolore dans la Ligue américaine de hockey, mais aussi ceux basés dans les rangs collégiaux américains et au sein des ligues juniors.

Il s’agit de tâches, en fait, qu’il avait abordées il y a un an et auxquelles il a pris goût. Pourtant, ce n’est pas un rôle qu’il lorgnait déjà pendant sa carrière de joueur.

«J’avais commencé un peu l’année dernière avec Martin Lapointe au camp de perfectionnement. Après le camp, il m’a demandé si j’étais intéressé à commencer tranquillement avec nous. Ils m’ont fait un horaire et j’allais à St-Jean quatre ou cinq jours par mois, juste pour voir quelle sensation je ressentais. Ce fut une belle expérience et j’ai adoré ça. Quand je suis revenu ici, j’ai pris du temps pour y penser et on m’a offert l’emploi il y a quelques semaines», a expliqué Bouillon en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.

Bien que le terme «entraîneur» devrait être inscrit sur les futures cartes d’affaires de Bouillon, celui-ci n’est pas convaincu qu’il s’agisse d’un titre totalement approprié. Il voit ses tâches associées à celles d’un enseignant, en partie, mais à celles d’un d’un mentor.

«Je ne me vois pas comme un entraîneur. Les entraîneurs sont là pour enseigner des systèmes de jeu. Je me vois occuper plusieurs ‘jobs’. Sur le plan psychologique, il faut que tu sois capable d’aider le jeune en partageant tes propres expériences. Mais je me vois aussi comme un grand frère.

«Pendant ce camp, la première chose que je devais faire, c’était de bâtir une confiance avec les jeunes. Si les jeunes voient qu’ils peuvent te faire confiance, ils vont s’ouvrir. C’est cette relation que tu veux amener. Tu veux les aider à devenir de bons joueurs de hockey et à réaliser leur rêve de jouer dans la Ligue nationale. Mais pour y arriver, ça dépasse le hockey. Il faut aussi un bon lien de confiance.»

Or, Bouillon dit aimer particulièrement l’aspect relationnel du développement des joueurs.

«J’apprécie le contact un à un. Je me sens plus à l’aise à parler avec un jeune franchement, en se regardant dans les yeux, que de me retrouver sur une scène devant 200 personnes. Ce n’est pas mon élément. Aussi, j’imagine toute la fierté que tu peux ressentir quand tu as passé trois, quatre ou cinq ans avec un jeune et que tu as réussi à l’amener jusqu’au bout. Le sentiment doit être incroyable», confie-t-il.

Pour Bouillon, il s’agit d’une sorte de retour au bercail, lui qui a effectué trois séjours différents avec le Canadien à titre de joueur.

Bouillon a d’abord évolué avec le Tricolore entre 1999 et 2002 avant de prendre la direction des Predators de Nashville en vue de la saison 2002-2003. Mais il n’a disputé que quatre matchs avec les Predators, et il a complété la saison à Montréal, où il y est demeuré jusqu’à la fin de 2009.

Après un autre séjour à Nashville, celui-là pendant trois saisons, il a effectué un dernier tour de piste avec le Canadien en 2013 et 2014.

En 14 saisons complètes dans la LNH, Bouillon a disputé 776 matchs et inscrit 149 points, dont 32 buts, accumulé 536 minutes de punition et affiché un ratio défensif de moins-27. Avec le Canadien, il a récolté 24 buts et 117 points en 581 rencontres, avec 424 minutes de punition et un ratio défensif de moins-24.

«Ce nouveau défi m’emballe d’autant plus que je retrouve un peu ma gang. Lors de mes deux dernières saisons comme joueur, Marc (Bergevin) était le directeur général, j’ai également joué pour Claude Julien et Kirk Muller et je connais à peu près tout le monde au sein du personnel de soutien.»

Dans le cadre de la restructuration annoncée par Marc Bergevin, Lapointe passe de ses fonctions actuelles de directeur du développement des joueurs à celui de directeur du personnel des joueurs.

Pour sa part, Vincent Riendeau, qui occupait le poste de directeur général adjoint du club-école des Canadiens dans la Ligue américaine, devient directeur du développement des gardiens de but de l’organisation, et agira également comme recruteur professionnel.

Par ailleurs, la direction du Canadien a précisé que Trevor Timmins devient adjoint au directeur général, une fonction qu’occupait Larry Carrière jusqu’à ce qu’il soit nommé directeur général du Rocket de Laval la semaine dernière.

Cette nomination ne change toutefois rien aux tâches que remplit Timmins actuellement, notamment en ce qui a trait au recrutement amateur.

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