Mark Blinch Mark Blinch / La Presse Canadienne

TORONTO — Simona Halep rehausse sa confiance en publiant des citations de motivation sur Instagram. Caroline Wozniacki a repris du tonus après une pause du tennis. Garbine Muguruza croit en elle-même quand elle sait qu’elle a fait tout son possible pour se préparer.

L’élite du tennis a trouvé un truc ou un autre pour rebondir après de mauvaises séquences. Dans le cas d’Eugenie Bouchard, peut-être que la quête se poursuit.

Après avoir été vaincue par la qualifiée Donna Vekic, mardi, Bouchard a dit que son «niveau de confiance était de toute évidence un peu bas». Questionnée quant à savoir ce qu’elle devrait faire pour reprendre confiance, la native de Westmount a dit de façon laconique: «Gagner des matches».

Muguruza est d’accord. Mais pour la numéro 4 à la WTA, championne en titre de Wimbledon, ça va au-delà de ça.

«C’est sûr que les victoires vous donnent confiance, mais la première étape est d’avoir le sentiment d’avoir tout fait pour se préparer, a dit l’Espagnole. Tout le monde veut gagner mais pour moi de me dire, ‘j’ai fait mes devoirs, je suis là, je suis prête’, ça m’aide.»

Muguruza a triomphé à Paris en 2016 avant de peiner, s’inclinant en lever de rideau à Madrid et se voyant écartée de Wimbledon en deuxième ronde, par une joueuse classée 124e.

Elle dit qu’elle ressentait de la pression pour bien faire après un premier titre en Grand chelem, ce qui a compliqué les choses. Elle a depuis changé d’approche.

«Je me concentre vraiment à travailler fort tout en montrant beaucoup d’humilité, relate Muguruza. La plupart des gens pensent que de remporter un Grand chelem augmente la confiance en soi au point où vous allez gagner des matches par magie. Mais dans les faits, ce n’est pas comme ça, parce que vous avez maintenant toutes ses joueuses qui ont comme seul but de vous battre. Et en plus de ça, elles jouent très bien.»

Bouchard a percé en 2014, atteignant le cinquième rang du tennis féminin en se rendant en finale à Wimbledon. Elle est maintenant 70e.

Wozniacki, ancienne numéro 1 au monde, peut s’identifier à cela.

La Danoise a régné en 2010 et 2011. Elle a fait partie du top 10 un certain temps avant de glisser au 60e rang, l’été dernier. Les blessures ont été partiellement à blâmer, mais il reste que Wozniacki n’a pas vu que du négatif dans ce temps à l’écart.

«Je ne m’inquiétais pas vraiment du classement, a dit Wozniacki, qui a repris assez de poil de la bête pour être sixième au monde. Je savais que si je jouais bien, j’allais remonter. Je connais une belle année. J’ai continué de faire mon affaire, peu importe ce que quiconque disait.

«J’ai beaucoup appris sur moi et j’ai passé du temps formidable chez moi. À mon retour, j’appréciais à nouveau la vie de joueuse, les voyages d’un tournoi à l’autre. Sans le savoir, j’avais besoin d’une petite pause pour mieux recommencer.»

Bouchard, qui a figuré au tableau principal de la Coupe Rogers sept ans de suite, a mentionné avant le tournoi que de jouer en terre natale lui cause encore de la nervosité.

Après son revers, elle a souhaité du succès dans le tournoi à Bianca Andreescu, pour ne plus avoir à porter seule «le fardeau du Canada».

Halep en sait quelque chose. Meilleure joueuse roumaine, elle est depuis plusieurs années le meilleur espoir de ce pays en Grand chelem.

«C’est correct, je ne m’en fais plus avec ça, a dit Halep, deuxième raquette mondiale. Au début je ne savais pas trop comment gérer ça. Ça m’a déjà fait perdre beaucoup d’énergie, mais aujourd’hui je compose très bien avec ça. Je me sens toujours bien en Roumanie.»

Halep a tendance à glaner ses sources de motivation en ligne.

«J’aime lire ce genre de choses sur Internet, a dit la championne en titre de la Coupe Rogers. Je le fais à chaque jour. Je pense que ça m’aide un peu à foncer.»

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