BROSSARD, Qc — Nouvel entraîneur-chef, nouvelles initiatives. Alors que Michel Therrien avait l’habitude d’organiser des matchs simulés dès les premiers jours du camp d’entraînement, Claude Julien compte plutôt profiter des journées de vendredi et de samedi pour commencer à inculquer son système à ses joueurs et effectuer des expériences pour apprendre à mieux les connaître.

En cette première journée d’entraînement sur glace du Canadien de Montréal, vendredi à Brossard, les 60 joueurs présents — Jeremiah Addison est sur le carreau en raison d’une blessure à l’épaule — ont été répartis dans deux groupes principaux de 26 patineurs chacun qui, à tour de rôle, sont passés par la patinoire et la salle de vidéo. La même recette sera employée samedi.

«Nous avons huit matchs préparatoires et une partie intra-équipe — dimanche après-midi au Centre Bell — et ça ne nous donne pas beaucoup de temps d’ici le début de la saison pour avoir des entraînements et apporter les ajustements nécessaires, a expliqué Julien.

«C’était plus important pour moi de mettre l’accent sur le système de jeu, les ajustements et ce que l’on recherche. Et comme nous aurons des joueurs à Laval qui vont pratiquer à peu près le même système, c’est important pour nous de leur donner la chance de connaître nos attentes.»

Ce début de nouvelle année permettra à Julien d’implanter son système de jeu de façon beaucoup plus approfondie, ce que le temps ne lui permettait pas de faire à son arrivée avec le Canadien à la mi-février.

«En milieu de saison, tu fais les ajustements nécessaires pour redresser l’équipe sans trop la bouleverser. L’an dernier, on a apporté des ajustements qui étaient très importants. Maintenant, on a la chance d’apporter les autres ici, au camp d’entraînement.»

Des expériences, rien de plus

Ce premier jour du camp d’entraînement du Canadien a aussi permis à Julien d’amorcer ses premières expériences en jumelant certains nouveaux venus à des vétérans, surtout à la ligne bleue, où se situent les plus grandes énigmes. Ainsi, Karl Alzner a patiné aux côtés de Jeff Petry.

«Avec Alzner et Petry, nous voulons voir comment ça va se passer, mais ça ne veut pas dire que nous sommes convaincus que ça doit absolument rester ainsi. L’un d’eux considère que le jeu défensif est sa grande force, et c’est Karl. L’autre aime transporter la rondelle et appuyer l’attaque. Parfois, ça fait de bonnes combinaisons. Après une journée, c’est trop tôt pour faire des promesses. Nous allons examiner les choses de près et nous verrons ce qui va en sortir.»

Dans un autre geste plutôt intrigant, Julien a placé Victor Mete, un jeune de 19 ans, à la gauche du vétéran Shea Weber. De là à croire que le porte-couleurs des Knights de London cogne déjà à la porte de la LNH, il y a un pas que l’entraîneur-chef du Canadien n’est évidemment pas prêt à franchir.

«Je l’ai vu de près pour la première fois pendant le camp de perfectionnement et j’ai aussi trouvé qu’il avait bien fait pendant le tournoi des recrues. Il est le genre de joueur avec lequel vous voulez avancer une journée à la fois sans lui faire de promesses. S’il mérite de participer à un match, on va lui donner. S’il mérite un deuxième match, on va lui donner. En fin du compte, s’il mérite d’être ici, il sera ici.

«Tu veux toujours évaluer un joueur dans une position où il peut bien se faire évaluer, a plus tard expliqué Julien. Shea Weber est un très bon défenseur, très fiable, qui parle beaucoup à son coéquipier. Pour un jeune comme Mete qui patine bien, qui est capable de transporter la rondelle, un gars comme Weber peut l’aider. Ça ne veut pas dire qu’on le voit faire l’équipe. Mais c’est une occasion de se faire valoir de la bonne façon plutôt que de le mettre avec quelqu’un qui a le même genre d’expérience, car ça augmente le niveau de nervosité et de pression.»

Après ces deux journées d’entraînement et le match intra-équipe de dimanche, le Canadien disputera quatre parties préparatoires la semaine prochaine et autant la suivante. Avec un calendrier aussi lourd, Julien compte bien épargner ses piliers avant le début de la vraie saison.

«La dernière chose que vous voulez faire, c’est de surtaxer vos vétérans. Nous allons garder un certain nombre de joueurs, mais comme notre club-école se trouve à Laval, rien ne nous empêche d’en rappeler quelques-uns pour jouer des matchs pendant la deuxième semaine. Une chose est sûre: nos vétérans ne joueront pas plus que deux parties par semaine, et nous utiliserons des joueurs que nous voulons voir de plus près et qui bataillent pour un poste», a précisé Julien.

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