Josie Desmarais / Métro Olivier Niquet.

Notre chroniqueur Olivier Niquet (il fait aussi d’autres petits trucs comme La soirée est (encore) jeune, sur les ondes de Radio-Canada) répertorie les citations sportives rigolotes depuis plus de 10 ans.

Il a pigé dans son imposante collection pour offrir aux amateurs de lignes ouvertes ou de phrases un peu tout croches le recueil de citations Dans mon livre à moi, en vente dans les librairies à partir de demain. Entrevue avec un passionné de parlure sportive.

D’abord, qu’est-ce que 
Dans mon livre à moi?
C’est un recueil de citations sportives comiques. Je collectionne les citations depuis 
environ 13-14 ans. J’en ai accumulé quelque chose comme 
2200. J’ai fait le tri là-dedans et j’ai choisi les meilleures. Il y en a 400 dans le livre, qui sont classées par thème, comme les blessures, les statistiques ou les types d’erreurs souvent commises par les experts sportifs. C’était le fun de s’y replonger. En plus, le livre est écrit gros, donc c’est pratique. Et ce sont des citations que les gens pourront utiliser dans des cocktails dînatoires pour épater la galerie.

Il y a des erreurs qui reviennent souvent dans les émissions sportives, comme des proverbes approximatifs ou de longues phrases qui, au final, ne veulent rien dire. Quel est votre type de citation préféré?
J’aime beaucoup quand les commentateurs mélangent des sens, comme l’ouïe et l’odorat par exemple. Michel Bergeron a déjà dit: «C’est 
de la musique à mes yeux.»

Sinon, les trucs qui impliquent des animaux me font beaucoup rire. «C’est un ours, il est fort comme un cheval», a dit Jacques Demers.

D’où vous vient cette 
passion pour les erreurs langagières des 
commentateurs sportifs?
Leur travail me fascine, car moi, j’ai un peu de difficulté à communiquer. Les gens qui sont capables de parler du troisième trio du Canadien pendant deux heures m’impressionnent. Et ce sont des lapsus qu’ils font. Personne n’est à l’abri, surtout quand tu dois parler de sport pendant des heures. C’est normal de faire des erreurs, et c’est juste drôle. Il n’y a pas de mépris dans ce que je fais.

Il y a des noms qui reviennent souvent dans votre recueil. Avez-vous un commentateur favori?
Mario Tremblay est un de mes préférés. Il a un peu pris la place de Jean Perron et de ses «perronismes». Il en sort des bons, comme: «Quand le chef d’orchestre n’est pas là, les souris dansent.»

Sinon, j’aime beaucoup Bob Hartley. Pas nécessairement à cause des erreurs qu’il fait, mais plutôt à cause des expressions très colorées qu’il emploie.

Les commentateurs sportifs anglophones font aussi des erreurs, mais est-ce que la situation est particulière chez les francophones?
Souvent, les experts sportifs sont des gens qui ont travaillé dans la LNH, donc en anglais, toute leur vie. Ils ont évolué dans un micro-climat où ils ne parlaient que de hockey. C’est sûr que leur vocabulaire n’est pas nécessairement super précis quand la discussion sort de leur domaine de prédilection ou lorsqu’ils doivent parler longtemps. C’est normal 
qu’il y ait des erreurs. Dans le meilleur des mondes, tout le monde parlerait un français impeccable, mais ce n’est pas comme si les débats sportifs avaient un impact immense sur la société. 
C’est juste comique.

Avez-vous déjà eu des problèmes avec des journalistes ou des commentateurs qui n’appréciaient pas que vous souligniez leurs erreurs?
Dans le temps du Sportnographe [une émission de radio qu’Olivier Niquet animait avec Jean-Philippe Pleau et Jean-Philippe Wauthier], nous étions un peu plus baveux, mais il n’y avait quand même pas de mépris dans ce que nous faisions. La plupart des gens que nous avons rencontrés comprenaient que ce n’était pas méchant. Mais je suis allé me présenter à un animateur cet été qui m’a dit que le 
Sportnographe avait été le pire investissement de fonds publics de l’histoire du Canada.

Quelques citations

«Vous êtes d’accord? Vous dormez en 
couleur.» –Jean Perron

«Je te jure aujourd’hui que moi et ma femme, on braillait comme deux madones.» –Mario Tremblay

«Les bons joueurs de ligne, c’est rare comme de la marde.» –Gabriel Grégoire

«Ça me surprend 
immensément, mais 
pas vraiment.» –Pierre Houde

 

Dans mon livre à moi
En librairie à partir du 11 octobre

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