Pavel Golovkin Pavel Golovkin / The Associated Press

MOSCOU — Vitali Moutko, le premier ministre adjoint de la Russie dont la réputation a été entachée à la suite de sa participation alléguée à un programme étatique de dopage, a déclaré mercredi qu’il quittait la présidence du comité organisateur de la Coupe du monde 2018 de football.

Cette décision de Moutko aurait pour objectif de soustraire la Russie à toutes les critiques dont elle fait l’objet tandis qu’elle s’apprête à accueillir la grande fête du football international.

Moutko, qui conserve son poste au Cabinet, a indiqué à des agences de presse russes qu’il sera remplacé par un autre membre du comité organisateur, soit Alexeï Sorokine.

Les organisateurs ont appris avec beaucoup de regrets la décision de Moutko, mais ont souligné que le changement de garde à la tête du comité n’entraverait en rien les préparatifs. Ils ajoutent d’ailleurs que Moutko aura toujours un rôle à jouer.

«En vertu de son rôle actif au sein du gouvernement, le premier ministre adjoint Moutko continuera de superviser les préparatifs dans les différentes régions en plus de coordonner la construction des infrastructures nécessaires.»

L’annonce de Moutko a été faite deux jours après qu’il eut déclaré son intention de se retirer momentanément de ses fonctions de président de l’Union de football de Russie.

La FIFA a quant à elle remercié Moutko pour son «inestimable contribution aux préparatifs de la compétition jusqu’ici».

Elle a ajouté par communiqué qu’elle continuerait «de travailler de concert avec le comité organisateur local et son nouveau président, ainsi qu’avec le gouvernement russe, l’Union de football de Russie et les villes hôtesses en ayant pour objectif de livrer un événement exceptionnel en juin et juillet».

Des enquêtes menées par l’Agence mondiale antidopâge et le Comité international olympique ont allégué que Moutko, qui était ministre des Sports pendant les Jeux olympiques de Sotchi, était impliqué dans un système de dopage mis de l’avant par l’État pendant les JO 2014. Il a nié avec véhémence toutes ces allégations.

Le CIO n’a pas accusé Moutko d’être personnellement impliqué dans ce scandale de dopage, mais l’a banni à vie du Mouvement olympique, indiquant que le ministre était responsable du non respect des règles antidopage.

Moutko a indiqué mercredi qu’il avait déposé une poursuite auprès du Tribunal arbitral du sport afin de contester cette sanction du CIO.

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Nataliya Vasilyeva, à Moscour, ainsi que Rob Harris, à Londres, ont contribué à cet article.

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