Graham Hughes Graham Hughes / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Il n’y a plus aucun doute possible: Nicolas Deslauriers est devenu un favori du public et parmi l’équipe. Il lui reste maintenant à peaufiner ses célébrations après ses buts! Surtout s’il est destiné à en marquer d’autres d’ici la fin du calendrier régulier.

Au fil d’une saison qui a provoqué beaucoup de grincements de dents à l’intérieur de l’organisation, Deslauriers représente une sorte de bouffée d’air frais. Et mardi soir, dans la victoire de 4-2 du Canadien de Montréal contre l’Avalanche du Colorado, il a arraché des sourires à ses coéquipiers à cause d’une célébration peu artistique.

Après avoir inscrit son septième but de la saison, qui permettait au Canadien de prendre une avance de 1-0 en deuxième période, Deslauriers s’est dirigé vers le coin droit et secoué le poing, un patin en l’air, pendant que ses quatre coéquipiers, dont Jonathan Drouin, se trouvaient dans l’autre coin.

Deslauriers a terminé sa manifestation de joie les quatre fers en l’air, ce qui ne semble pas être passé inaperçu de ses coéquipiers!

«Je ne le sais pas moi non plus!, a lancé Deslauriers avec un grand sourire mardi soir, quand il a été invité à expliquer comment il s’était retrouvé sur son séant. Ne la regardez pas trop!

«Je m’attendais à ce que quelqu’un vienne me voir. Celle-là, on va essayer de l’oublier», a-t-il renchéri en riant de bon coeur, avec Drouin à une dizaine de pieds de lui à sa droite, dans le vestiaire.

Drouin a lui aussi eu à relater ce qu’il a vu.

«Tout le monde est venu me voir, et je savais que c’est lui qui avait marqué. Je cherchais Nicolas et je l’ai vu, j’appellerais ça plonger, dans le coin. Il nageait sur la glace. C’est un moment quand même drôle. On l’a vu en train de danser sur la patinoire!»

Même Claude Julien a été invité à donner son appréciation de ce rare moment de détente.

«Quand on tombe après avoir marqué, c’est toute une célébration! C’est quand même drôle!», a lancé l’entraîneur-chef du Canadien.

Plus sérieux, Julien a tenu à assurer que Deslauriers n’avait pas agi avec arrogance, mais uniquement par fierté.

«Quand tu connais le gars, tu sais que ça vient du coeur. Ce n’est pas quelque chose pour insulter l’autre équipe. Il est fier. Il connaît de bons moments. Il joue du bon hockey. Sûrement que c’est un rêve pour lui. Si tu as ça de tous les joueurs, la fierté de porter le chandail du Canadien et de faire les bonnes choses, ce n’est jamais un mauvais signe.»

Deslauriers aurait probablement le goût de se pincer depuis qu’il s’est joint au Canadien à la mi-novembre. Lui qui n’avait jamais marqué plus de six buts en 70 matchs, voilà qu’il en totalise déjà sept, tout ça en 28 rencontres. Faites le calcul: sur une saison de 82 matchs, il s’agit d’une cadence équivalant à 20 buts à la fin du calendrier régulier.

«Les autres années, je ne sais pas si les bonds ne m’étaient pas favorables. Cette année, ça adonne que la rondelle entre dans le filet. C’est du boni. Il faut que je continue comme ça et ne pas changer mon style de jeu», a-t-il tenté d’expliquer.

Non seulement Deslauriers marque à un rythme insoupçonné, certains de ses buts montrent qu’il possède un certain flair offensif. Quand il a déjoué Jonathan Bernier mardi, il a affiché de vifs réflexes en s’emparant d’une rondelle qui avait abouti devant lui, après que Mark Barberio eut bloqué le tir de Drouin.

«J’ai vu ‘Jo’ entrer et prendre un tir. J’ai essayé de pousser le défenseur le plus loin possible et je me suis retourné, la rondelle était là. Je l’ai presque frappée au vol. Je ne suis pas un joueur qui va marquer de beaux buts comme ‘Chucky’ (Alex Galchenyuk) ou ‘Drou’, il faut que j’aille dans les zones où ça paie et dernièrement, ça adonne bien.»

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