Graham Hughes Graham Hughes / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Charles Hamelin a fait vibrer un aréna Maurice-Richard plein à craquer au cours du week-end en devenant champion du monde de patinage de vitesse courte piste. Et même si la demande excédait les 4500 places disponibles dans le vieil amphithéâtre du Parc olympique, le président du comité organisateur de l’événement a rappelé qu’il n’y avait aucune autre option dans la région montréalaise pour accueillir un championnat de cette envergure.

«On attend le rapport officiel de Ticketpro, mais je comprends qu’on aurait pu vendre 1000 billets de plus selon la demande à la billetterie, a indiqué Claude Fauteux, qui participe à l’organisation de compétitions internationales de patinage de vitesse à Montréal depuis 2002. Par contre, il nous faut un aréna sans bande et qui remplit certains critères de l’ISU (la Fédération internationale de patinage).»

L’exception est la glace olympique de la Place Bell à Laval. Cependant, la capacité maximale des gradins autour de cette patinoire pouvant accueillir des compétitions de patinage de vitesse courte piste est de 2500 places.

«C’est le genre d’endroit où on pourrait organiser une Coupe du monde, quand la demande est autour de 2500 ou 3000 billets», a expliqué Fauteux, au lendemain de la conclusion des Mondiaux.

L’aréna principal de la Place Bell peut accueillir jusqu’à 10 000 spectateurs, mais n’est pas adapté aux besoins d’une compétition de courte piste.

Même si l’aréna Maurice-Richard est ouvert depuis 1962 et que le décor fait son âge, il demeure une option intéressante aux yeux de Fauteux. Après tout, il s’agit aussi du Centre national de l’équipe canadienne de courte piste.

«Il est très bien situé, tout près d’une station de métro et de notre partenaire hôtelier», a-t-il aussi rappelé.

Fauteux a également noté que des travaux avaient fréquemment lieu pour moderniser l’aréna. Au cours des prochains mois, les systèmes d’éclairage et de réfrigération seront notamment la cible de rénovations.

Salle comble après les JO, pas une coïncidence

Fauteux a bien évidemment dressé un bilan positif des Mondiaux lors de son entretien avec La Presse canadienne, lundi. Deux salles combles de 4500 places, samedi et dimanche, ont suivi une journée où environ 2200 élèves de la région montréalaise avaient été invités pour assister aux épreuves de qualifications.

La dernière fois que Montréal avait accueilli les Mondiaux de courte piste, c’était en 2014, et l’aréna Maurice-Richard avait aussi été rempli pour les jours de finales. Les deux fois, le comité organisateur a profité de l’engouement des Québécois après avoir vu leurs favoris gagner des médailles aux Olympiques.

«C’était ciblé, oui. Et nous avions accueilli celui de 2002 avant ça, a noté Fauteux. En fait, après celui de 2014, l’ISU nous avait fortement recommandé de présenter notre candidature pour les Mondiaux de 2018.

«Les Mondiaux après les Olympiques sont importants aux yeux de l’ISU parce qu’ils retiennent plus l’attention. Elle veut s’assurer qu’ils seront présentés dans une ville où l’événement sera couronné de succès, avec des foules importantes.»

Selon Fauteux, environ 35 à 40 pour cent des billets pour les championnats du dernier week-end ont été vendus avant les Olympiques de Pyeongchang, qui ont eu lieu du 9 au 25 février. On affichait finalement complet 10 jours avant le début des compétitions.

«On ressent chaque année l’engouement des Québécois pour le courte piste. Ce week-end, il y avait neuf athlètes canadiens sur 10 qui venaient du Québec, a rappelé Fauteux. Il y avait aussi Marianne (St-Gelais) et Charles (Hamelin) qui sont des étoiles de leur sport. Les gens aiment le sport, mais ils aiment aussi leurs athlètes.»

Et pour toutes ces raisons, Fauteux admet que Patinage de vitesse Canada aura maintenant les Mondiaux de 2022 dans son viseur. St-Gelais n’y sera pas, elle qui a fait son chant du cygne ce week-end, et Hamelin aura 37 ans — s’il patine encore. Les Québécois viendront alors encourager la nouvelle génération de patineurs, menée par les médaillés olympiques Samuel Girard et Kim Boutin.

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