Graham Hughes/La Presse canadienne Carey Price

BROSSARD, Qc — Le désir de tout athlète professionnel est de jouer. C’est la raison fondamentale pour laquelle Carey Price tenait à revenir au jeu avant la fin de la saison, même si certains observateurs de la scène du hockey pensent qu’il aurait dû ranger ses jambières et son masque jusqu’en septembre.

Pour la deuxième fois en quatre jours, Price a rencontré les journalistes à Brossard et a lui-même annoncé qu’il reprendra sa place devant le filet du Canadien de Montréal, comme il l’avait souhaité vendredi. Et on ne pourra pas l’accuser de choisir son adversaire.

Après une absence d’un mois, le gardien numéro un du Tricolore tentera de stopper Sidney Crosby, Evgeni Malkin, Phil Kessel et compagnie mercredi soir à Pittsburgh face aux Penguins.

Pendant que la troupe de Mike Sullivan se trouve impliquée dans une vive bataille avec les Capitals de Washington pour le premier rang de la section Métropolitaine, le Canadien n’est qu’à un seul point d’une élimination mathématique. Une élimination qui pourrait se confirmer vers 1h15 mercredi, si les Devils du New Jersey gagnent à San Jose ou s’inclinent en prolongation.

C’est un peu pour cette raison que ces observateurs ne voient pas l’utilité pour Price de renouer avec l’action. Sans rejeter l’argument du revers de la main, Price a offert une opinion divergente.

«Toute personne qui chausserait mes souliers comprendrait ce que c’est que d’être ici. Quand vous êtes un athlète, vous voulez revenir au jeu et jouer. C’est la raison pour laquelle je suis ici. Pour jouer.»

À cet égard, il peut compter sur l’appui de l’entraîneur-chef, Claude Julien.

«Dans le cas de Carey, il veut absolument jouer. C’est peut-être important pour lui, aussi, de terminer la saison sur une bonne note. Il veut tout faire pour accomplir ça. Est-ce que ça va l’aider l’an prochain? Est-ce que ça va lui nuire? On n’a pas les réponses à ces choses-là. Une chose est certaine: les athlètes sont fiers, ils veulent jouer. Et en même temps, on aimerait voir Carey devant notre filet. Ça fait partie du métier. Il va toujours y avoir des opinions qui vont varier, mais en fin de compte, c’est nous qui prenons les décisions à partir des informations que nous possédons.»

Julien n’a pas encore établi un calendrier clair avec ses gardiens d’ici la fin de la saison. Il est déjà assuré que Price et Antti Niemi se partageront le travail en fin de semaine lors des matchs à Buffalo, vendredi, et contre les Capitals au Centre Bell samedi.

Interrogations et doutes

Le dernier match de Price a également eu lieu en Pennsylvanie, à Philadelphie plus précisément, le 20 février. Au lendemain d’un revers de 3-2 en prolongation, le vétéran gardien a ressenti des symptômes liés à une commotion cérébrale. Le verdict a été confirmé deux jours après la rencontre.

C’était la première fois de sa carrière d’athlète que Price subissait ce genre de blessure. Par moments, pendant sa période de rééducation, il ne savait pas trop comment interpréter les symptômes qui l’affligeaient.

«Je n’ai pas beaucoup d’expérience avec (ce genre de blessure). À un certain moment, tu n’es plus certain de ce que tu ressens et tu commences à faire de la suranalyse. ‘Est-ce que je ressens quelque chose? Ou est-ce quelque chose que j’ai mangé ce matin?’. Tu finis par tomber dans une sorte de zone grise. C’est difficile, c’est certain, mais éventuellement, il faut plonger.»

Price vit possiblement la saison la plus éprouvante de sa carrière. Outre sa commotion cérébrale, Price a connu un difficile mois d’octobre et il a raté trois semaines en novembre.

Quant à l’ensemble de l’équipe, Price s’est aventuré à cibler une cause pouvant expliquer sa position actuelle.

«Quand on connaît une saison perdante, il y a beaucoup de leçons à tirer. La plus grande leçon, c’est d’apprendre à afficher plus de constance. Si nous avions joué avec plus de régularité, je pense que nous aurions connu une meilleure saison.»

Par ailleurs, Brendan Gallagher et Paul Byron ont pris congé d’entraînement pour subir des traitements. En cours de route, Alex Galchenyuk a quitté la patinoire et n’est pas revenu.

Claude Julien a expliqué que Galchenyuk est ennuyé par une blessure à une main qui l’empêchait d’effectuer des tirs ou de recevoir des passes. Galchenyuk sera réévalué mercredi matin lorsque l’équipe sera à Pittsburgh, a ajouté Julien.

Aussi dans Sports :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!