MONTRÉAL — Décidément, depuis le départ d’Anthony Calvillo, on pose toujours la même question chez les Alouettes de Montréal: qui sera le quart partant? La saison 2018 ne fait pas exception à la règle.

Josh Freeman, embauché en janvier dernier, semblait destiné à occuper ce poste. Mais voilà: il a connu un mini-camp plutôt ordinaire il y a quelques semaines et il n’a guère fait mieux lors de la première journée de camp, dimanche.

Ses lancers ont souvent manqué de précision ou de vélocité. Son adaptation au rythme du football canadien, avec plusieurs joueurs en mouvement, semble aussi difficile. Le principal intéressé admet d’ailleurs être dans le noir quant à sa place au sein de la formation.

«Je ne suis pas certain où je me situe exactement dans la hiérarchie présentement, a déclaré celui qui n’a pas joué professionnellement depuis 2015 à la suite du premier entraînement des siens. Je me bats contre deux gars qui étaient ici l’an dernier et qui ont un petit peu plus d’expérience, alors peut-être qu’ils sont un peu en avance. Mais c’est le premier jour et ce n’est pas à moi de décider. L’entraîneur a indiqué que tout le monde aura l’occasion de démontrer ce qu’il sait faire. On ne sait jamais comment ces choses se déroulent.»

S’il n’a pas analysé trop sévèrement sa première journée au camp, Freeman, 30 ans, n’affichait pas une grande confiance.

«Je pense que ça s’est plutôt bien passé, a-t-il dit. Nous avons vu plusieurs choses (dimanche). C’était bien de me retrouver sur le terrain pour prendre des répétitions. (…) Je ne suis pas certain si je vais avoir besoin de plusieurs jours pour me trouver au sommet de ma forme. Je prends ça un jour à la fois. Je vais maintenant aller voir les films de la journée et me concentrer sur les trucs que je n’ai pas bien faits, mais aussi apprécier ce que j’ai fait de bien.

«Je dois m’améliorer sur les procédures, le rythme, les différentes cadences. J’ai fait de bons lancers, mais je dois m’améliorer sur plusieurs aspects. Je devrai revoir les images afin de vous donner une réponse franche.»

Les deux joueurs en compétition avec Freeman, Drew Willy et Matthew Shiltz, ont semblé en bien meilleur contrôle.

Willy, le vétéran du groupe, croit avoir ce qu’il faut pour être le quart no 1.

«Cette décision ne m’appartient pas, mais je pense que mes qualités et ma confiance me permettent de croire que je puisse être ce gars-là, a indiqué le quart de 31 ans. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai signé un nouveau contrat avec les Alouettes. Une autre étant ma bonne relation avec (le coordonnateur à l’attaque et entraîneur des quarts) Khari Jones.»

Pour sa part, Shiltz aura ses chances, alors que plusieurs estiment qu’il a l’étoffe pour devenir le quart d’avenir de l’équipe.

«Je ne pense pas commencer le camp à titre de no 1, a-t-il toutefois rappelé. En tant que compétiteur, vous voulez par contre vous comporter comme si vous l’étiez. À la fin du camp, ils vont identifier le gars qu’ils croient en meilleure position pour faire progresser cette équipe. J’aime ce genre de compétition.»

Shiltz a d’ailleurs mis les bouchées doubles afin d’arriver fin prêt à Montréal.

«J’ai pris 10 ou 12 livres de muscles, a-t-il noté. Si je suis pour prendre tous ces plaqués ou courir davantage, aussi bien le faire avec un physique plus imposant.

«Je n’ai rien fait de différent (cet hiver), mais je savais que j’avais six mois pour me mettre en forme. En 2016, je ne sortais pas vraiment d’une saison. Je ne tentais que de me garder en forme pour obtenir une chance. À la fin de la dernière campagne, je m’installais avec ma nouvelle équipe; je savais un peu plus à quoi m’en tenir. Dans ces conditions, tu peux enfin te concentrer sur les choses que tu dois faire vraiment.»

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