Julio Cortez Julio Cortez / The Associated Press

SOUTHAMPTON, N.Y. — Brooks Koepka possède le jeu pour gagner l’Omnium des États-Unis sur tous les terrains.

Un an après avoir dompté le parcours de Erin Hills, lors d’un Omnium des États-Unis dont on se souviendra longtemps pour ses bas pointages, Koepka a combattu les conditions difficiles sur le parcours de Shinnecock Hills.

L’Américain a remis une carte de 68 (moins-2), dimanche, et il est devenu le premier joueur depuis 1989 à remporter ce tournoi deux années de suite.

Curtis Strange, le dernier golfeur à avoir réussi l’exploit, a regardé la ronde finale en tant que reporter sur le terrain. Koepka et lui ont partagé une belle accolade aux abords du 18e vert, après que le champion eut commis un boguey pour triompher par un coup.

«Ça fait du bien de tenir cet objet encore une fois», a mentionné Koepka, les deux mains autour du trophée argenté.

Koepka a gagné un deuxième majeur, mais tout ça n’aurait pas été possible sans sa ronde de 72 inscrite samedi, dans des conditions atroces ayant empêché de jouer sous la normale les 45 derniers golfeurs à avoir pris le départ.

Lors de la quatrième ronde, personne d’autre que Tommy Fleetwood n’a mieux tiré avantage des conditions plus favorables sur le parcours. L’Anglais a signé une carte de 63 au cours de laquelle il a réussi huit oiselets. Il est devenu le sixième golfeur de l’histoire à jouer 63 lors de l’Omnium des États-Unis.

«C’est bien, mais j’aurais préféré jouer 62», a exprimé Fleetwood, qui est arrivé tout juste à court.

Fleetwood s’est approché de Koepka, mais il n’a jamais pu le rattraper.

Koepka, qui a offert une performance rappelant celle de Retief Goosen sur ce même parcours en 2004, a amorcé le neuf de retour avec trois coups roulés marquants. Un pour un oiselet, un pour un boguey et un autre pour la normale.

Son coup roulé le plus important a sans doute été celui qui lui a permis de sauver le boguey au 11e trou.

Koepka a envoyé son coup de départ vers la gauche, dans les hautes herbes. Son deuxième coup a été si rapide qu’il a traversé le vert pour atterrir dans la fosse de sable. Il a laissé son troisième élan à huit pieds du trou, mais il a évité le pire en inscrivant un boguey.

«C’était comme si j’avais réussi un oiselet, ou même un aigle, a-t-il affirmé. Parce que ç’aurait pu changer complètement le momentum. De commettre un boguey à ce moment, c’était incroyable. C’est une des raisons pourquoi j’ai gagné.»

Il s’est donné une bonne chance de gagner en inscrivant un oiselet lors du 16e trou pour accentuer son avance à deux coups. Malgré un deuxième coup raté au 18e fanion, Koepka s’est approché de la coupe pour confirmer sa victoire après avoir effectué deux coups roulés.

Koepka a affiché un pointage cumulatif de plus-1, soit 13 coups de plus que le pointage victorieux à Erin Hills, en 2017. Il s’agissait de la première fois depuis 2013 qu’aucun joueur ne pouvait jouer pour la normale pour l’ensemble du tournoi.

«J’ai aimé le test, a admis Koepka. J’ai aimé être poussé à la limite. Parfois, tu as l’impression que tu es sur le point de t’effondrer mentalement, mais c’est ce que j’aime. J’adore les parcours difficiles.»

Dustin Johnson, qui faisait partie des quatre meneurs à l’aube de la ronde ultime, n’a pas pu maintenir le rythme établi par un de ses meilleurs amis. Johnson a réussi un oiselet au 18e trou pour jouer 70 et terminer l’événement en troisième position, à deux coups de Koepka.

Le champion du Tournoi des Maîtres, Patrick Reed, a brièvement partagé la tête après sept trous, mais il a glissé au quatrième échelon en vertu d’une quatrième ronde de 68. Tony Finau a complété le top-5 grâce à une ronde de 72.

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