LONDRES — Vu le couvre-feu à Wimbledon, on ne sait pas encore si c’est Novak Djokovic ou Rafael Nadal qui va affronter Kevin Anderson en match ultime.

Djokovic mène deux sets contre un: 6-4, 3-6, 7-6 (9). C’est là que le match opposant le Serbe à l’Espagnol a été stoppé, après deux heures et 54 minutes.

Djokovic domine 13-2 pour les as, tandis que chaque joueur a réussi deux bris. Les coups gagnants sont à peu près identiques, 42-39 en faveur du Serbe.

Djokovic a vaincu Nadal en finale de Wimbledon en 2011.

Plus tôt vendredi, Kevin Anderson est devenu le premier Sud-Africain à accéder à la finale de Wimbledon depuis 1921, battant l’Américain John Isner 7-6 (6), 6-7 (5), 6-7 (9), 6-4 et 26-24. Ce fut le deuxième plus long match de l’histoire du tournoi anglais.

Anderson est le premier Sud-Africain à atteindre la finale depuis Brian Norton, il y a 97 ans.

Il a fallu plus de six heures et demie de jeu pour un dénouement, vendredi.

Dans le dernier set, qui a duré près de trois heures, Anderson a obtenu des balles de bris à 7-7, 10-10 et 17-17, avant de finalement en convertir une pour prendre les commandes 25-24 — entraînant des cris de joie dans la foule. Il a notamment pris les commandes 30-0 dans ce jeu en remportant un point après avoir chuté sur le dos derrière la ligne de fond, étant en mesure de se relever à temps pour retourner le coup d’Isner.

«Ça m’a fait sourire, a reconnu Anderson. À ce stade-là du match, tu tentes simplement de te battre pour chacun point, et je me suis simplement dit: ‘Lève-toi!’»

Il a ensuite converti sa première balle de match après qu’Isner eut manqué de précision sur son coup — après six heures et 36 minutes.

«En fin de compte, on dirait que c’est un match nul entre nous deux», a confié Anderson, exténué.

«John est un très grand joueur, et ça me fait vraiment de la peine pour lui, parce que si j’avais perdu, alors j’ignore comment je l’aurais pris, de jouer pendant autant de temps sans pouvoir savourer la victoire», a-t-il ajouté.

Un seul match a mis plus de temps à connaître son dénouement à Wimbledon, c’est-à-dire celui entre Isner et Nicolas Mahut en 2010, qui s’était terminé 70-68 en faveur de l’Américain au cinquième set après 11 heures et cinq minutes de jeu.

Le cinquième set n’a pas été aussi long que celui entre Isner et Mahut, mais il s’est tout de même poursuivi pendant près de trois heures, transformant ce match de demi-finales en test d’endurance, plutôt que de talent.

«Il n’a jamais baissé la cadence, a noté Isner, qui disputait son premier match de demi-finales en carrière dans un tournoi du Grand Chelem. Je suis simplement déçu d’avoir perdu. Je suis passé très près d’accéder à la finale d’un tournoi du Grand Chelem, mais ça ne s’est pas concrétisé.»

Wimbledon n’applique pas la formule du bris d’égalité au cinquième set chez les messieurs, ni au troisième set chez les dames, ce qui signifie qu’il n’y a aucune mesure qui puisse empêcher un match de s’éterniser. Isner et Anderson ont admis après la rencontre qu’ils aimeraient que ça change.

«Ça fait longtemps que ça devrait l’être (modifié), a mentionné Isner, qui a suggéré la possibilité d’instaurer un bris d’égalité lorsque le score est à égalité 12-12 au cinquième set. J’ai mon mot à dire; en fait je suis au coeur de la discussion, de toute évidence.»

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