Son rôle de capitaine avec l’équipe européenne de la coupe Ryder a conduit Thomas Bjorn à des endroits qu’il n’aurait jamais pu imaginer.

À l’Élysée pour un déjeuner avec le président français. À Val-d’Isère pour frapper quelques balles de golf au sommet d’une montagne. Et au domicile d’un fervent partisan dans le sud de l’Angleterre.

Il est resté éveillé en plein milieu de la nuit, évaluant ses choix discrétionnaires et sa stratégie.

Il a aussi eu à répondre à d’innombrables demandes de la part des médias.

Des déplacements aux quatre coins du globe pour vérifier la forme de ses joueurs.

Bjorn est l’un des vétérans golfeurs les plus respectés du golf européen à tous les niveaux. Il n’avait néanmoins pas réalisé à quel point le rôle de capitaine — un poste qu’il a décrit comme un «rêve de toute une vie» — était exigeant.

«Ça occupe mon esprit 24 heures par jour, sept jours par semaine», a déclaré Bjorn plus d’une fois ces derniers mois. Son classement mondial actuel — 853e, le pire de sa carrière — en témoigne.

Non pas qu’il changerait sa place.

Pour le «Grand Danois», la prochaine semaine près de Paris, sera le point culminant d’une carrière au cours de laquelle il a remporté 17 victoires sur la scène mondiale. Bien qu’aucun championnat majeur ne figure à son palmarès, Bjorn était dans la course pour gagner le trophée de l’Omnium britannique — le «Claret Jug» — en 2003 lorsqu’il a eu besoin de trois coups pour se sortir d’une fosse de sable au 70e trou au club de golf Royal St. George’s, ouvrant la porte à une victoire de Ben Curtis.

Bjorn a participé à trois éditions de la coupe Ryder (1997, 2002, 2014), gagnant à chaque fois, et il a été vice-capitaine à quatre reprises (2004, 10, 12 et 16). Sa promotion comme capitaine était inévitable pour celui dont les liens étroits avec le circuit européen ont été renforcés en raison de son rôle comme président de son comité des tournois — essentiellement un représentant des joueurs — de 2007 à 2016.

Cela lui a valu le respect au sein du circuit et aura affiné ses compétences en tant qu’organisateur et aussi sa façon de composer avec les personnalités qui sont si importantes pour un capitaine de la coupe Ryder.

«Il est la personne la plus qualifiée pour le poste, a déclaré Paul McGinley, dont le capitanat de l’équipe européenne à Gleneagles en 2014 a été largement salué pour sa rigueur.

Bjorn est un homme fier qui a atteint le 17e rang mondial et qui reste le seul à avoir disputé 72 trous avec Tiger Woods et à le vaincre. C’était en 2001 à Dubaï, où il a eu le meilleur sur Woods un mois avant que l’Américain — à l’apogée de sa carrière — ne remporte le Tournoi des Maîtres pour compléter son «Tiger Slam».

Il y a un respect mutuel avec Woods, comme avec la plupart des joueurs qui ont rencontré Bjorn. Mais cela peut prendre du temps.

«Thomas et moi, nous n’avons pas pris un très bon départ», a déclaré Rory McIlroy avec un sourire penaud.

Ils ont joué ensemble lors du Masters de Madrid en 2007, alors que McIlroy avait 18 ans et à son troisième tournoi chez les professionnels.

«J’avais 18 ans et j’étais un peu arrogant, lui était un vétéran. J’ai peut-être contrevenu à quelques convenances à l’occasion, et Thomas me l’a fait savoir, a déclaré McIlroy. Et puis on s’est fait l’accolade la semaine suivante au Portugal, et nous sommes de bons amis depuis. Thomas est un homme de principes, il essaie toujours de faire ce qu’il faut. Même si c’est un personnage qui peut paraître intimidant, il est en fait assez sensible.

«Il va être un grand capitaine.»

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