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MONTRÉAL – Des joueurs suspendus par une fédération qui a elle-même été suspendue? Voilà un scénario peu probable, mais théoriquement possible, qui pourrait survenir tant et aussi longtemps que la suspension imposée à la FSQ se prolongera.

«Les Québécois» sont une équipe de soccer qui aspire à disputer en 2014 la Viva World Cup, un tournoi regroupant des nations non-indépendantes qui ne sont pas sanctionnées par la FIFA, telles que le Kurdistan et le Tibet. La formation représentant le Québec disputera une compétition préparatoire du 23 au 28 juin à Marseille, le Tournoi international des Peuples et des cultures. Pour composer son effectif, le joueur-entraîneur Patrick Leduc — un ancien de l’Impact — a notamment recruté des joueurs de la PLSQ, circuit semi-professionnel québécois qui est sanctionné par la Fédération de soccer du Québec.

Or, la FSQ a été suspendue cette semaine par l’Association canadienne de soccer, en raison de sa décision d’interdire le port du turban. L’ACS, elle, avait recommandé aux provinces de le permettre.

Si la FSQ devait éventuellement décider de sanctionner les joueurs de la PLSQ qui s’aligneront avec «Les Québécois» à Marseille, on pourrait se retrouver dans une situation où Leduc et ses joueurs qui proviennent de la Première ligue de soccer du Québec seraient sujets à être punis par une fédération provinciale qui a elle-même été pénalisée par son association nationale.

«Les probabilités sont que la FSQ ne va pas sévir tant qu’il n’y aura pas de plainte par un club ou un entraîneur (de la PLSQ)», a indiqué Leduc lors d’un entretien avec La Presse Canadienne, après avoir expliqué qu’il a entrepris toutes les démarches possibles pour s’assurer qu’il n’y aura pas de complications pour ses joueurs.

C’est ainsi qu’avant même d’entreprendre le recrutement des joueurs, Leduc et le responsable du projet, Yannick Saint-Germain, ont rencontré les dirigeants de la FSQ.

«On est allé les rencontrer pour leur dire que le but n’était pas d’organiser une activité-pirate, qu’on voulait faire quelque chose de bien, pour les bonnes raisons, a expliqué Leduc. Ils ont montré une certaine ouverture.»

Mais ils ont aussi ressenti un certain malaise et finalement, selon Leduc, la FSQ a recommandé aux clubs de la PLSQ de «ne pas toucher à ça». L’ancien milieu de terrain de l’Impact a quand même persisté en allant rencontrer les entraîneurs des équipes du circuit semi-pro.

«L’aspect problématique, c’est que le tournoi de Marseille a lieu en pleine saison de la PLSQ, alors c’est évident que concrètement parlant, il y a certaines difficultés à surmonter pour qu’un club consente à libérer un joueur», a affirmé Leduc, qui n’emmènera avec lui à Marseille que des joueurs sans attache ou ayant reçu la permission en bonne et due forme de leur club d’origine.

«On aimerait que les gens de la PLSQ voient ‘Les Québécois’ comme une équipe d’étoiles de leur ligue. Et aussi, comme un tremplin pour leurs joueurs, une occasion pour eux de vivre une expérience internationale importante, a souligné Leduc, qui a dit avoir obtenu jusqu’à maintenant une assez bonne réponse de la part des entraîneurs sollicités. Je suis très reconnaissant envers ceux qui ont dit oui, et je comprends ceux qui estiment qu’il vaut mieux ne pas le faire.»

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