Getty Joachim Alcine

MONTRÉAL – Joachim Alcine affrontera vendredi, au Stade olympique, le Dominicain Delvin Rodriguez en finale du gala «La Croisée des chemins». Mais Alcine est loin de croire que la fin approche. Il souhaite plutôt se servir de ce combat comme d’un tremplin vers les sommets de la division des super mi-moyens.

«Je ne regarde pas dans le passé, a dit Alcine (35-7-1, 21 K.-O.). Même une défaite ne mettrait pas fin à ma carrière. Mais je ne m’en cache pas: je cherche à me classer dans la division afin de pouvoir obtenir de nouveau un combat de championnat du monde.

«Je crois que j’ai les outils pour le faire. J’ai observé les boxeurs de la division et je crois en mes chances.»

Cette nouvelle motivation, l’ex-champion du monde WBA des mi-moyens (2007-08) la doit à son nouveau gérant, Anthony Zak.

«Il croit en moi et il était prêt à me donner une nouvelle chance, alors je me suis dit: ‘Allez! on donne un dernier coup!’»

Sur le ring, elle s’est traduite en deux victoires expéditives par K.-O. au troisième round à ses deux derniers combats. Des victoires qui sont venues à point après un passage à vide ponctué de cinq revers consécutifs à la suite de sa brillante performance face à David Lemieux, en décembre 2011.

De son adversaire de 34 ans, qui a une fiche de 28-7-3 avec 16 K.-O., Alcine admet ne pas connaître grand-chose.

«J’ai vu son dernier combat (une défaite par arrêt de l’arbitre au troisième round face à Miguel Cotto). Il a du talent. Je devrai être prêt, être éveillé dès le début du combat. Mon jab, notamment, se devra d’être très efficace.»

Horaire chamboulé

La semaine ne s’est pas déroulée comme Alcine et son clan l’entendaient jusqu’ici. Celui qui habite maintenant la Californie s’est envolé mardi vers Chicago, où il devait prendre un vol vers Montréal. Mais son vol a été détourné vers un petit aéroport de banlieue et le temps de rejoindre Chicago, il n’y avait plus de vol pour Montréal, ce qui lui a fait rater la conférence de presse pour mousser l’événement organisé par le promoteur Alexandre Choko, de Choko Boxing.

«Mais ça ne va pas me déranger pour vendredi, précise Alcine. Ça arrive et je serai en mesure de reprendre rapidement ma routine. Je serai prêt.»

Il semble aussi y avoir du sable dans l’engrenage pour Choko: en plus du retard d’Alcine, il semble qu’on ne se bouscule pas aux portes pour acheter de la publicité pour le combat. Même si le promoteur a présenté l’événement comme une «occasion d’affaires pour des gestionnaires d’entreprises québécoises visionnaires», le fait demeure que les coins neutres et les coussins empêchant les boxeurs de glisser hors du ring n’ont toujours pas trouvé preneurs à 48 heures du gala.

Le gala jouira pourtant d’une belle notoriété, alors qu’il sera présenté en direct à Friday Night Fights, sur les ondes d’ESPN, et sur RDS2 au Québec.

Aux guichets, sans avancer de chiffres précis, il reste encore des billets à écouler sur les 1500 mis en vente pour cette configuration intime du Stade olympique, alors que Choko se disait convaincu de «devoir refuser des gens» il y a deux semaines à peine.

Une partie des recettes de l’événement doit être remise à la Fondation pour l’enfance Starlight. Reste à voir la portion qu’il lui sera attribuée.

Cinq combats seront présentés en tout. La demi-finale mettra aux prises les poids lourds Joe Hanks (21-1, 14 K.-O.) et Derrec Rossy (28-8, 14 K.-O.). Le Québécois Wallid Smichet (20-7-3, 14 K.-O.) effectuera aussi un retour après quatre ans d’absence. Le mi-lourd sera opposé à François Miville (7-1, 3 K.-O.). Ce combat pourrait être présenté à la télévision si l’un des deux combats principaux se termine rapidement.

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