Pierre Gauthier, qu’on surnomme le fantôme, n’a pas été vu depuis son congédiement la semaine dernière.

Si on considère qu’il dirigeait le Tricolore comme s’il s’agissait du Pentagone, ça n’a rien de bien étonnant. Ce genre d’attitude est toutefois sur le point de disparaître. La recherche d’un nouveau directeur général et, par conséquent, d’un nouvel entraîneur-chef fera beaucoup de bruit. Surtout si un des deux (ou les deux) principaux candidats, Patrick Roy et Pierre McGuire, est embauché par le Canadien.

Ne rejetez pas tout de suite la candidature de McGuire. D’abord, il semble essentiel que les candidats soient capables de communiquer dans les deux langues officielles, ce qui réduit considérablement le nombre de prétendants et augmente les chances de McGuire. De plus, ce dernier a beaucoup de contacts dans l’industrie, il est très proche du propriétaire Geoff Molson et, s’il s’entoure des bonnes personnes, il est un bon, sinon un meilleur candidat que les autres qui sont dans la course.

Roy, bien sûr, est le candidat le plus intrigant. On entend dans la ligue que le Canadien veut inclure son ancien gardien de but dans son paysage. Mais à quel titre? Roy veut du pouvoir et de l’influence, et il n’en aura peut-être pas assez s’il se contente de travailler derrière le banc montréalais. Il a déjà prouvé qu’il est aussi capable de gérer une équipe que de diriger des joueurs au niveau junior. Cela, conjugué à son expérience de joueur, lui donne beaucoup de crédibilité.

Voici un des scénarios discutés en ce moment. Le Canadien pourrait être dirigé par un monstre à trois têtes mené par l’ancienne légende Serge Savard, qui participe en ce moment au processus d’embauche du prochain DG. Le scénario a été expliqué comme suit à votre chroniqueur. Savard aurait un rôle de gérant-consultant, ce qui aiderait le Tricolore à recruter Roy. Le poste de directeur général serait ensuite offert à l’adjoint de Steve Yzerman à Tampa Bay, Julien Brisebois. Brisebois a travaillé pour le Canadien durant neuf ans et a une tonne d’expérience dans la négociation de contrats. En outre, il connaît la convention collective comme le fond de sa poche et il a eu du succès dans la ligue américaine.

Une chose est claire, le Canadien veut Patrick Roy, surtout considérant le danger qu’une nouvelle franchise à Québec puisse lui voler son ancienne vedette. Même si Roy manque d’expérience dans la LNH et s’il risque d’être aussi impatient que Mike Milbury, le Tricolore a peut-être trouvé son homme. À condition d’arriver à faire fonctionner le tout.

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