TORONTO – La semaine qui vient pourrait difficilement être plus importante pour Ryder Hesjedal.

Deuxième du classement général du Tour d’Italie, le cycliste de 31 ans doit disputer cinq étapes et franchir 925 kilomètres avant de prendre part au contre-la-montre de 30 kilomètres présenté dimanche, à Milan.

Hesjedal, meneur de l’équipe Garmin-Barracuda, a profité d’un jour de congé, lundi, avant de remonter en selle.

«Ça a été difficile à chaque jour, a-t-il dit des deux dernières semaines. Il y a toujours quelque chose pour que votre stress et la douleur soient au maximum dans cette course.»

Hesjedal a toutefois su relever le défi. Le vétéran de Victoria a jusqu’ici effectué deux séjours en tête qui lui ont permis de marquer l’histoire du cylisme canadien.

Il a gravi des montagnes, enduré la pluie et le froid, roulé dans les nuages et poussé son corps à la limite. Apprécie-t-il tout ça?

«C’est difficile de le croire, mais oui, a-t-il déclaré à La Presse Canadienne, lundi. Je veux dire, il n’y a pas d’autre moyen de le faire. C’est trop difficile, c’est trop long, c’est trop demandant. Si vous détestiez tout ça, vous ne seriez pas là.

«C’est certain qu’il y a des moments très difficiles et que vous souffrez, que vous préféreriez être ailleurs. Mais ce que vous retirez de cette persévérance, c’est ce qui vous garde en selle et je ne l’échangerais pas pour rien au monde.»

Hesjedal accuse un retard de 30 secondes sur l’Espagnol Joaquin Rodriguez. Le double vainqueur du Giro Ivan Basso est troisième à 1:22 de Rodriguez, suivi de l’Italien Paolo Tiralongo (1:26) et du Tchèque Roman Kreuziger (1:27). Champion en titre, l’Italien Michele Scarponi est sixième, à 1:36.

«(Domenico) Pozzovivo est un grimpeur hors pair et c’est ce qui nous attend, a dit Hesjedal du cycliste qui pointe actuellement au 13e rang, à 3:17 de la tête. Les différences pourraient être plus importantes maintenant que nous grimperont ces montagnes.»

Peu importe ce qui se passera au cours de cette dernière semaine, Hesjedal n’a aucun regret.

«Je suis complètement satisfait de cette course jusqu’ici. Je vais prendre chaque jour comme un boni et voir jusqu’où je peux aller d’ici Milan. C’est assurément une course que je n’oublierai pas. Ça a été fantastique.

«J’ai misé une bonne partie de ma saison sur cette course depuis le début de l’année, ne poussant pas trop lors de certaines épreuves où j’aime plutôt ouvrir la machine. Ça a très bien fonctionné.»

Hesjedal croit qu’il pourrait se démarquer au cours de cette dernière semaine du Giro. Il fait preuve d’une bonne endurance, c’est un bon grimpeur et il est bon dans les contre-la-montre. Il a aussi terminé en force les deux derniers Tour de France auxquels il a pris part.

Les cyclistes disputeront des étapes sur le plat (une fois), en montagnes moyennes (une fois) et en montagnes hautes (trois fois) avant de disputer le contre-la-montre final.

«C’est la suite des deux premières semaines: chaque journée sera difficile. Il y a toujours quelque chose, toujours des portions cruciales dans chaque étape. J’ai dû courir les deux premières semaines à très haute intensité comme j’étais au haut du classement, en chasse pour le maillot rose ou le défendant.

«Alors chaque journée a été difficile et importante. Ce ne sera pas différent cette semaine. Même les étapes de montagnes moyennes, comme ils les appellent, ont été éreintantes au cours des deux premières semaines. Ç’a été comme ça depuis le début. (…) Je ne vais que continuer de faire ce que j’ai fait depuis le début. C’est tout ce qu’il y a à faire. On est dans notre bulle maintenant et on continue de pousser. Ce sera fini avant qu’on ne s’en rende compte.»

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