SHAWINIGAN, Qc – Leurs noms sont familiers des amateurs de hockey — St. Croix, Lowe, Reinhart, Samuelsson, Tinordi, Domi et Donnelly — et ils ont le sport dans le sang. Ils aspirent au cours des prochaines années à suivre les traces de leur père, d’anciens joueurs qui ont fait leur marque dans la LNH.

À Shawinigan cette semaine, ils tentent de se faire un prénom au tournoi de la Coupe Memorial.

Les attaquants Michael St. Croix et Henrik Samuelsson ainsi que les défenseurs Keagan Lowe et Griffin Reinhart font partie des Oil Kings d’Edmonton, Jarred Tinordi et Max Domi sont des membres des Knights de London et Donnelly évolue pour l’équipe hôte des Cataractes.

Les Sea Dogs de Saint-Jean ont l’attaquant Danick Gauthier, dont le père Daniel a disputé cinq rencontres dans l’uniforme des Blackhawks de Chicago en 1994-95.

La plupart de ces jeunes n’ont aucun souvenir d’avoir vu leur père à l’oeuvre parce qu’ils n’étaient pas nés, ou soit aux couches ou très jeunes. Max Domi est l’exception. Il était âgé de 11 ans quand son père Tie a pris sa retraite en 2006.

Mais on leur parle beaucoup de leurs prouesses, et on leur rappelle souvent l’héritage génétique qu’ils doivent porter.

«C’est parfois difficile parfois d’avoir un père connu, mais j’ai grandi avec ça et je m’y suis habitué», souligne le jeune Domi.

St. Croix, fils de l’ancien gardien Rick St. Croix à la retraite depuis 1985, Lowe, Tinordi et Donnelly, fils des défenseurs Kevin Lowe, Mark Tinordi et Gord Donnelly, sont déjà repêchés.

St. Croix a été un choix de quatrième tour des Rangers de New York en 2011, Lowe un de troisième des Hurricanes la même année, Tinordi a été le premier choix du Canadien en 2010 et Donnelly un de septième tour de l’Avalanche septième tour l’an dernier.

Les trois autres sont admissibles au repêchage de juin, l’attaquant Henrik Samuelsson et le défenseur Griffin Reinhart, rejetons des anciens défenseurs Ulf Samuelsson et Paul Reinhart, ou à celui de l’an prochain, pour l’attaquant Domi.

Reinhart représente un des meilleurs espoirs cette année, pointant au 10e rang de la liste du bureau central de recrutement de la LNH.

Kevin Lowe, président des Oilers, dit qu’il est aussi talentueux que son père, auteur d’une fiche de 560 points en 648 matchs dans la LNH.

«Je dis souvent de Griffin qu’il est la copie de Paul, mais à six pieds quatre pouces. Il est très doué, il va partir très tôt au repêchage.»

«Cool…»

Keagan Lowe trouve «cool» d’être entouré d’autant de pères d’anciens joueurs, comme le sien.

«C’est agréable de les côtoyer sur une base régulière et de les entendre raconter des anecdotes de leur temps, souligne-t-il. Mes amis et moi, il nous arrive de regarder de vieux matchs à la télé et de s’amuser à voir que chacun a un style qui ressemble à celui de son père, quoique ça ne s’applique pas pour Michael, parce que son père était un gardien!»

Dans le cas de Lowe, qui porte fièrement le numéro 4 de son père, la ressemblance est frappante. Défenseur à caractère défensif, il retire une grande satisfaction à freiner les élans des gros trios adverses. Il ne craint pas le jeu rude, comme on le voit à Shawinigan, et il écope parfois de pénalités inutiles.

«On me dit souvent que je patine et que je joue comme mon père. J’essaie de copier son style. Si je connais le quart de la carrière qu’il a eue, je serai très heureux parce qu’il a été un formidable joueur.»

Kevin Lowe, Québécois natif de Lachute, a joué pendant 19 saisons dans la LNH, incluant 13 au cours de la glorieuse époque des Oilers d’Edmonton, dans les années 1980. Il a remporté la coupe Stanley six fois, en incluant la conquête dans l’uniforme des Rangers de New York en 1994.

Le paternel trouve que fiston a déjà une longueur d’avance sur lui, au même âge.

«Je me revois en lui, mais il a un meilleur coup de patin. C’est un jeune homme très compétitif, passionné comme je l’étais», déclare Kevin Lowe, en lançant à la blague qu’il a bien tenté de le convaincre d’être un talentueux attaquant.

«Il a de la chance de participer au tournoi de la Coupe Memorial. Ça ne m’est pas arrivé avec les Remparts de Québec.»

Max Domi a la carrure de son père, mais des mains beaucoup plus habiles, comme il le démontre cette semaine.

«Nous nous taquinons continuellement avec ça, rigole-t-il. Mon père utilisait ses mains à d’autres fins qu’à celle de marquer des buts. Ça ne l’a pas empêché de connaître une belle carrière dans la Ligue nationale.»

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