Invité de l’émission On Jase Soccer, en partenariat avec Métro, l’international canadien Olivier Occéan, élu meilleur joueur québécois en 2015, explique les raisons de son arrivée manquée à l’Impact de Montréal la saison passée. Avant de signer l’une des meilleures saisons de sa carrière avec le club norvégien d’Odd, l’attaquant était en contact avancé avec la direction de l’Impact.

«Frank Klopas (l’ex-entraîneur) se disait intéressé, il m’avait appelé, mais ce n’était que des coups de fil. Une semaine il était intéressé, la semaine suivante il ne l’était plus. Puis il l’était à nouveau. Je voulais venir, mais on n’a jamais parlé de chiffres», explique-t-il.

«En décembre 2014, je lui ai dit : « Ok, si vous n’êtes pas intéressé, je m’en vais ailleurs ». Il me répond: « Attends encore un peu », reprend Occéan. Mais je ne pouvais pas, d’autres équipes attendaient ma réponse.»

Olivier Occéan avec la maillot national du Canada.

Olivier Occéan avec la maillot national du Canada.

«Le Québec me manque»

Agé de 34 ans, Olivier Occéan a marqué 20 buts la saison passée avec son club, dont quatre en Ligue Europa. Sous contrat avec Odd jusqu’en 2017, il pourrait bien ne jamais évoluer en MLS malgré une profonde envie.

«J’aurais aimé jouer en MLS. J’ai beaucoup évolué en Europe mais je sais que j’ai les qualités pour jouer ici. Une déception ? Oui et non. Bien sûr, le Québec me manque. J’y ai ma famille et tous mes amis. J’ai grandi ici. Ça me manque de commencer quelque chose ici, de revenir avec la famille et d’avoir un peu de stabilité pour mes enfants et leur école. Un jour, on verra. J’ai un beau contrat en Norvège, je connais les gens. C’est comme ma maison. Le club m’a accueilli chaleureusement, la culture me convient.»

«L’Europe m’a donné l’opportunité de jouer»

Passé notamment par la première et deuxième division allemande – il a notamment été meilleur buteur du championnat avec Greuther Fürth -, Olivier Occéan a quitté l’Amérique du Nord en 2004, quelques semaines après avoir été repêché par les MetroStars. Repéré par Odd lors d’un stage de présaison, son premier club professionnel qu’il a retrouvé en 2015, il a rapidement été conquis par la Norvège, après avoir été conseillé par son ami d’enfance, connu à Brossard, Patrice Bernier.

«Durant une préparation en Espagne, j’ai marqué beaucoup de buts et Odd m’a recruté. L’entraîneur est venu me parler dans ma chambre d’hôtel. Je ne connaissais pas du tout la Norvège. Je savais seulement que Patrice y jouait. Je l’ai appelé, il m’a renseigné sur l’atmosphère, le pays, la culture, le comportement des gens.»

Au point de ne pas quitter le Vieux Continent. «J’ai toujours eu de bonnes offres en Europe, assure le buteur québécois. Lorsque je parle à un entraîneur, je lui demande toujours ses plans. Ce qui est important pour un joueur de foot, c’est de toujours jouer. J’ai toujours eu cette chance d’être partant dans les clubs que j’ai rejoints.»

Dans ce nouvel épisode de On Jase Soccer, Olivier Occéan revient également sur le niveau des championnats nordiques, l’exil difficile des joueurs nord-américains, la place accordée aux Québécois par l’Impact et les performances de l’équipe nationale du Canada.

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