Les souvenirs du Stade Azteca sont encore bien frais dans la mémoire de Jason Bent, près de 16 ans après qu’il eut foulé le mythique terrain de l’intimidant stade de Mexico City.

«J’ai été un des malchanceux qui ont reçu des sacs de plastique remplis d’urine… Sur ma jambe», s’est rappelé Bent, qui est maintenant l’entraîneur du Toronto FC II, de la United Soccer League.

Les amateurs mexicains connaissaient bien les techniques. Les sacs à peine scellés étaient conçus pour s’ouvrir dès un contact.

Le Canada retourne à Azteca pour y affronter le Mexique, mardi, pour la première fois depuis cette journée chaude, où il a encaissé un revers de 2-0 devant 80 000 personnes en août 2000. Le stade vieux de 50 ans s’est avéré être un cimetière pour le Canada, qui y a perdu cinq fois et arraché un verdict nul en six visites depuis 1972. Le Canada a été dominé 21-2 au chapitre des buts marqués au cours de cette séquence.

La capacité du stade est maintenant de 95 000 personnes, même s’il a déjà accueilli plus de gens.

Le Canada (1-1-1) a perdu 3-0 face au Mexique (3-0-0) au Stade B.C. Place, vendredi, mais demeure deuxième du groupe A dans l’avant-dernière ronde de qualifications de la Coupe du monde de la région, devant le El Salvador (0-1-2) et le Honduras (0-2-1). Les deux premières équipes du groupe accéderont à la ronde finale.

Aucun des joueurs de la formation canadienne actuelle n’a déjà joué à Azteca, même s’ils sont habitués à jouer dans des environnements hostiles dans la CONCACAF.

Leurs prédécesseurs se souviennent tous un peu trop bien d’Azteca.

À l’époque, les joueurs sortaient du vestiaire et devaient gravir un escalier en spirale pour atteindre le niveau du terrain. Bob Lenarduzzi, qui a joué et entraîné le Canada dans ce stade, se souvient de cette ascension.

«Si vous êtes dans les derniers de la file, la seconde où le premier gars est aperçu par les spectateurs, les huées commencent, a-t-il dit. Avec 120 000 personnes, c’est très bruyant.»

Aujourd’hui, les joueurs marchent le long d’un tunnel jusqu’au terrain. Les amateurs, dont plusieurs sont armés de trompettes, observent le tout des abruptes gradins.

«Lorsque vous êtes sur le terrain et que vous levez les yeux, c’est un mur massif d’humains et de béton… On devient presque claustrophobe. Vous vous sentez dans un enclos entouré de centaines de milliers de personnes qui ne sont clairement pas là pour vous encourager», a écrit le gardien américain Brad Guzan sur le site Internet «The Player’s Tribune».

Le tout ne s’améliore pas une fois le match commencé.

«Je me souviens que je devais crier pour me faire comprendre des joueurs qui n’étaient qu’à 10 pieds de moi», a indiqué l’ancien capitaine canadien Jason deVos.

La foule est bruyante, mais se comporte généralement bien contre le Canada.

«Ce n’est pas un environnement hostile, je crois que c’est une ambiance agréable, a dit Lenarduzzi. Ça soulève les adversaires autant que les locaux.»

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