THE CANADIAN PRESS Guy Boucher

OTTAWA – Pierre Dorion a su qu’il avait trouvé le prochain entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa après sa première rencontre avec Guy Boucher.

Le nouveau directeur général des Sens a indiqué que Boucher est le premier candidat qu’il a rencontré pour le poste et il est devenu la favori dès le début, contrairement à certains médias qui rapportent que l’équipe a été snobée par Bruce Boudreau, nouvel entraîneur du Wild du Minnesota.

«Je veux que ce soit très clair: il était mon candidat, a déclaré Dorion lors de la conférence de presse pour présenter Boucher aux médias d’Ottawa. Il n’y a eu aucun doute dans mon esprit; dès que je l’ai rencontré, j’ai su qu’il était l’homme pour diriger les Sénateurs d’Ottawa.»

Boucher est devenu le 11e entraîneur-chef différent (Bryan Murray a effectué deux séjours derrière le banc) de l’histoire des Sénateurs, mais le huitième depuis 2005, soit depuis le départ de Jacques Martin. Il remplace Dave Cameron, congédié le 12 avril après avoir compilé une fiche de 38-35-9 pour le 11e rang dans l’Est en 2015-16.

L’équipe a également annoncé qu’il sera secondé par Marc Crawford, qui se joint à son personnel d’entraîneurs à titre d’entraîneur-associé.

Le Québécois de 44 ans a passé une partie des trois dernières saisons aux commandes du SC Berne en Suisse, présentant un dossier de 44-29-5. Auparavant, il a passé un peu plus de deux saisons à diriger le Lightning de Tampa Bay, affichant un rendement de 97-78-20 en 195 matchs. Boucher a mené le Lightning à la finale de l’Est en 2010-2011.

Il aussi dirigé le club-école du Canadien de Montréal, les Bulldogs de Hamilton, le menant notamment au championnat de la section Nord en 2009-2010.

«Guy apporte de la passion, de la détermination, de grandes qualités de communicateur, de l’intelligence, une grande connaissance du hockey, du progressisme et de l’innovation, a indiqué Dorion. Ce qui m’a le plus impressionné, c’est son habileté à transmettre l’information, ce qui est essentiel afin de transmettre aux joueurs la façon de connaître du succès.»

Boucher, de Notre-Dame-Du-Lac, est heureux non seulement d’effectuer un retour dans la LNH, mais également d’avoir l’occasion de travailler au Canada et de se rapprocher de sa famille. Il a regardé beaucoup de matchs des Sénateurs en deuxième moitié de saison et dit avoir vu plusieurs choses lui permettant d’être optimiste.

«Je pense qu’on pourra accélérer le processus car je crois qu’il y a déjà de très bons éléments en place. Je ne prétendrai donc pas m’amener en sauveur ou faire les choses différemment, a-t-il expliqué. Je dois respecter le fait que plusieurs bonnes choses ont été accomplies ici. Nous devons faire en sorte que les gars qui ont connu du succès continuent d’en connaître et aider ceux autour à grandir.

«Ce qui est très encourageant pour la prochaine année, c’est que vous regardez l’âge des joueurs et le leadership de cette équipe et vous réalisez qu’elle est prête à faire un pas en avant.»

Quand on lui a demandé s’il croyait que les Sénateurs méritaient de faire les séries, il a répondu que oui, sinon il ne serait pas là.

«Si je ne croyais pas que cette équipe soit en mesure de participer aux séries, ce serait contraire à tout ce que je crois, a-t-il ajouté. Notre industrie, c’est de réaliser l’impossible.»

Boucher bénéficiera de l’expérience éliminatoire de Crawford, entraîneur de l’année en 1995 avec les Nordiques de Québec, qui a mené l’Avalanche du Colorado à la conquête de la coupe Stanley en 1996. Crawford a une fiche de 549-421-100-77 en plus de 15 saisons dans la LNH et comme Boucher, a récemment dirigé en Suisse.

Trois autres entraîneurs devraient être ajoutés à l’équipe de Boucher en vue de la prochaine campagne.

L’un des plus grands défis qu’aura à relever Boucher est la relation qu’il pourra établir avec son capitaine Erik Karlsson. L’un des défenseurs offensifs les plus impressionnants du circuit, mais son engagement défensif a été souvent remis en question.

«Nous avons ici un incroyable défenseur offensif, le meilleur de la ligue. Je pense que vous devez chérir cela, respecter cela et travailler avec vos forces, a expliqué Boucher. On ne veut pas changer cela. Doit-il évoluer dans certains aspects? Absolument, comme tous les joueurs.»

Boucher en était à ses premiers dans la LNH quand il a été embauché par le Lightning en 2010. Il dit qu’il est mieux préparé cette fois-ci.

«Quand c’est un deuxième tour de piste, la perspective est différente et la planification sera différente. Mais de diriger des joueurs ne sera pas différent. Je pense que c’est l’une de mes forces.

«Nous allons amorcer le camp sur les chapeaux de roue; je déteste perdre du temps. Je pense que cette équipe est prête à bien jouer dès le début de la saison.»

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