L’Organisation des Nations Unies (ONU) lance une aide humanitaire sans précédent pour aider les plus vulnérables, disproportionnellement touchés par la crise sanitaire de la COVID-19.
Augmentation des prix de la nourriture, chute des revenus, interruption des programmes de vaccination et fermeture des écoles: la pandémie a bouleversé la vie de tous, n’épargnant aucun pays.
Si certains pays riches réussissent à limiter les conséquences de la pandémie, il n’en est pas de même pour les pays les plus pauvres.
Pour la première fois en 22 ans, l’extrême pauvreté a augmenté. De multiples famines se profilent à l’horizon.
C’est pourquoi l’ONU a lancé mardi «L’Aperçu de la situation humanitaire mondiale (GHO) 2021», présentant 34 plans de réponse couvrant 56 pays les plus vulnérables. Le coût est estimé à 35 G$.
Nouveau record
Depuis l’arrivée de la COVID-19, le nombre de personnes ayant besoin d’aide humanitaire a atteint un nouveau record selon l’ONU.
En effet, 235 millions de personnes à travers le monde auront besoin d’aide humanitaire et de protection en 2021. Il s’agit d’une augmentation de 40% en seulement un an.
De ce nombre, l’ONU vise à aider 160 millions de personnes ayant le plus besoin d’assistance vitale.
L’organisation mondiale cible surtout les plus vulnérables qui font face à la faim, aux conflits, aux déplacements, ainsi qu’aux conséquences du changement climatique et de la pandémie de la COVID-19.
«La crise de la COVID-19 a plongé des millions de personnes dans la pauvreté et entraîné une montée en flèche des besoins humanitaires, a déclaré le chef de l’humanitaire de l’ONU, Mark Lowcock. L’année prochaine nous aurons besoin de 35 G$ pour éviter la famine, combattre la pauvreté et maintenir les enfants vaccinés et scolarisés.»
Pénuries de budget
«Le système humanitaire a de nouveau fait ses preuves en 2020, en fournissant nourriture, médicaments, abris, éducation et autres produits essentiels à des dizaines de millions de personnes», a affirmé le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres.
Toutefois, il a rappelé que la crise était loin d’être terminée. «Les budgets de l’aide humanitaire sont confrontés à de graves pénuries alors que l’impact de la pandémie mondiale continue de s’aggraver», a-t-il ajouté.
En 2020, les donateurs internationaux ont fourni un financement record de plus de 17 G$ pour la réponse humanitaire collective.
Les données montrent que 70% des personnes ciblées par l’ONU ont reçu de l’aide, soit une augmentation par rapport à 2019.
Cependant, comme les besoins humanitaires sont en hausse, ce financement équivaut à moins de la moitié de ce que les Nations Unies et leurs partenaires avaient demandé.
