L’automobile et ses infrastructures coûtent de 43G$ à 51G$ par année au Québec, soit environ 12% du PIB, selon une étude de deux organismes qui sera présentée mercredi.
Réalisée par la Fondation David Suzuki et par Trajectoire, un organisme qui fait la promotion du transport collectif, l’étude vise à sensibiliser les décideurs publics sur les coûts grandissants de l’automobile sur les finances publiques.
Chaque année, les Québécois dépensent ainsi 37G$ pour faire rouler leur voiture. «Environ 20% des dépenses des ménages après impôts sont consacrées aux transports, ce qui en fait le deuxième poste budgétaire en importance après le logement et avant l’alimentation», notent les auteurs de l’étude.
Les dépenses en infrastructures routières représentent 6,7G$ par an. C’est 69% en 20 ans, de plus que l’inflation. «Les usagers ont un accès illimité, gratuit et sans frein aux infrastructures routières, ce qui engendre une surutilisation et une saturation du réseau. Pour y remédier, nos gouvernements investissent toujours plus. Or, ce système atteint actuellement ses limites», est-il écrit dans l’étude.
Les auteurs de l’étude notent au passage que les automobilistes n’assument que 33% de la facture publique liée au transport automobile au Québec par le biais des frais et des taxes qui leurs sont imposés. Le reste est assumé par les entreprises et par l’ensemble des contribuables qui se retrouvent indirectement à payer annuellement 6 900$ par personne à travers leurs impôts.
L’étude calcule par ailleurs les coûts indirects reliées à l’auto, ce qui comprend la congestion, la pollution et les accidents. La facture est évaluée à 7,6G$ par an. Les deux organisations appellent donc le gouvernement à «un changement de paradigme».
