Montréal

Les frênes malades du mont Royal transformés en mobilier

Le boisé Édouard-Montpetit est plus clairsemé que jamais depuis la coupe massive de frênes atteints par l'agrile en 2015.

Tout comme cela a déjà été fait dans plusieurs arrondissements, dont Rosemont–La Petite-Patrie, les arbres du parc du mont Royal qui seront abattus ce printemps en raison de l’agrile du frêne seront transformés en planches dans le but d’en faire du mobilier urbain.

Mercredi matin, le comité exécutif de la Ville de Montréal a octroyé une subvention de 21 700$ à l’organisme Bois Public qui transformera quelque 150 billots de frênes en planches. «C’est triste de perdre les arbres, mais si on peut les recycler et les transformer en mobilier, c’est une belle utilisation», a mentionné la mairesse, Valérie Plante, à la séance hebdomadaire du comité exécutif.

Le directeur de Bois Public, Ronald Jean-Gilles, estime qu’environ 75 articles de mobilier pourront être réalisés avec ces planches. «On fait la transformation sur le site et on enlève la partie qui peut être contaminée par l’agrile, a-t-il expliqué à Métro. Ensuite on fait le lien avec des entreprises d’économie sociale spécialisées en ébénisterie, qui ont besoin de planches et ne peuvent pas travailler avec des billots.»

Les projets qui se serviront des frênes abattus dans le parc du mont Royal ne sont pas tous ficelés, ajoute M. Jean-Gilles, mais il espère travailler avec le regroupement des Éco-Quartiers pour fournir notamment du mobilier aux citoyens qui désirent aménager des ruelles vertes. L’entente avec la Ville prévoit que si celle-ci a besoin de planches de frênes, elles lui seront fournies par Bois Public.

Le directeur de Bois Public se réjouit d’une première collaboration avec le Service des grands parcs, qui gère le dossier de l’agrile du frêne, et d’un premier financement de la Ville. «On offre la transformation aux arrondissements sans frais. L’idée est d’avoir le moins de contraintes possibles pour sensibiliser les villes à ne pas tout déchiqueter, a spécifié Ronald Jean-Gilles. C’est quand on revend le mobilier qu’on peut récupérer notre investissement dans la transformation. Ça cause une certaine précarité dans l’entreprise.»

Le financement servira aussi à la création d’un séchoir de bois solaire.

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