Les choix de la rédac
15:23 11 août 2020 | mise à jour le: 11 août 2020 à 16:18 temps de lecture: 3 minutes

Agrile du frêne: abattage record en 2019 à Montréal

Agrile du frêne: abattage record en 2019 à Montréal
Photo: Pablo A. Ortiz/MétroLa Ville de Montréal a abattu un nombre record de frênes sur son territoire pour lutter contre la propagation de l’agrile du frêne en 2019

La Ville de Montréal a abattu un nombre record d’arbres sur son territoire pour lutter contre la propagation de l’agrile du frêne en 2019.

Près de 18 000 frênes ont été abattus pour l’année 2019 à Montréal, dont près de 14 000 dans les grands parcs et les parcs-nature. C’est le double de l’année précédente où près de 9000 frênes avaient été abattus.

Depuis la mise sur pied de son programme de gestion de foresterie urbaine en 2012, la Ville n’a jamais autant abattu de frênes.

«On considère que l’agrile est partout sur le territoire de l’île […], il n’y a pas de secteur plus affecté que d’autres.» – Robert Beaudry, responsable de l’habitation, de la stratégie immobilière et des grands parcs au sein du comité exécutif de la Ville de Montréal

«Un arbre infecté [par l’agrile du frêne] peut en infecter un autre», a rappelé M. Beaudry, en conférence de presse mardi.

Si l’année 2019 atteint un record d’abattage, c’est que près de 77% des frênes abattus (près de 14 000) étaient dans les milieux naturels, dont les grands parcs. Des zones où la Ville n’était encore que très peu intervenue dans les années précédentes.

Montréal soutient que les efforts dans la lutte contre l’agrile du frêne «donnent des résultats» et que la «mortalité des frênes demeure sous contrôle».

Un record de plantation

«Cette année a été exceptionnelle en matière de plantation, la plus significative depuis 2012», a souligné M. Beaudry.

Près de 36 500 arbres ont été plantés en 2019, dont 27 900 sur le domaine public municipal et quelque 8500 arbres hors du domaine public, mais financé par la Ville.

Pour l’année 2020, la Ville veut atteindre l’objectif de planter 40 000 arbres sur l’ensemble du territoire de Montréal.

«La pandémie [de coronavirus] a beaucoup ralenti au printemps, mais on compte rattraper le retard cet automne», a indiqué M. Beaudry.

Un budget aussi record

La Ville a consacré 16,9 millions de dollars pour son programme de foresterie urbaine en 2019. L’année précédente, le budget alloué était de 12,6 millions en 2018.

Pour atteindre ses objectifs de plantation et de lutte contre l’agrile du frêne, l’administration Plante prévoit un budget de 24 millions de dollars pour l’année en cours.

«L’abattage coûte très cher à la ville», surtout en milieu naturel, a indiqué Anthony Daniel, conseiller en planification à la Ville de Montréal.

Articles similaires