Montréal

Les ateliers de réparation de vélos reconnus comme un service essentiel

Vélos

Québec change son fusil d’épaule à l’égard des ateliers de réparation de vélos. Après les avoir forcés à fermer leurs portes dans la foulée du coronavirus, le gouvernement Legault a finalement intégré ces commerces au sein de sa liste de services essentiels.

«On est extrêmement contents que le tir ait été corrigé. Le vélo est un moyen de transport fortement utilisé, surtout en temps de crise. C’était essentiel de garder ces services de réparation en fonction. Ce n’est pas tout le monde qui possède une voiture», explique à Métro la présidente de Vélo Québec, Suzanne Lareau.

Dans un arrêté ministériel mercredi, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) confirme que les «ateliers de réparation de vélos» ont été ajoutés aux dispositions «prioritaires de transport de logistique». Au cours des derniers jours, plusieurs organismes ont alerté le ministre des Transports, François Bonnardel, sur la nécessité d’intervenir rapidement. Ils considèrent que la distanciation sociale est «plus facile» à respecter sur des vélos que dans le métro ou un autobus.

La semaine dernière, Métro rapportait que plusieurs Montréalais s’inquiétaient du fait que le gouvernement ait «oublié» les cyclistes dans sa liste de services essentiels. «C’est un très mauvais timing, avait précisé Daniel Lambert, le porte-parole de la Coalition vélo de Montréal (CVM). C’est maintenant que les cyclistes de la période estivale pensent à sortir leur vélo.»

«Autant que possible, les gens préfèrent éviter le transport collectif. Le vélo est une excellente méthode pour se déplacer. Et ce, en gardant les distances prescrites par le gouvernement.» -Daniel Lambert, porte-parole de la CVM

Soulagement dans la communauté

Plusieurs cyclistes ont poussé un soupir de soulagement mercredi. «Quand on regarde ailleurs au Canada, les magasins de vélo avaient été inclus de base dans les services essentiels. On est très fier que notre message ait été porté au bureau du premier ministre», indique Suzanne Lareau.

«Plusieurs personnes vont être soulagées. Les mois d’avril et de mars sont les plus propices pour faire entretenir son vélo. Les gens qui l’utilisent au quotidien savent que c’est un service essentiel.» -Suzanne Lareau, présidente de Vélo Québec

La nouvelle a eu l’effet d’une bombe mercredi dans plusieurs groupes de cyclistes sur les réseaux sociaux. «Le vélo est une machine vraiment utile en temps de pandémie», a également réagi la conseillère en transports actifs à la Ville de Montréal, Marianne Giguère.

Au cabinet du ministre Bonnardel, la porte-parole Florence Plourde indique aussi qu’il était logique de procéder à cette modification, «au même titre qu’on retrouve sur cette liste les garages automobiles». «Nous sommes conscients qu’avec l’arrivée du printemps, plusieurs Québécois commencent à utiliser le vélo comme principal moyen de transport», renchérit-elle.

Les BIXI arrivent

Les vélos en libre-service (VLS) de BIXI arriveront pour leur part le 15 avril à Montréal. Au début mars, l’organisme avait envisagé de devancer sa saison. Objectif: désengorger le métro de Montréal et ainsi limiter la propagation du coronavirus.

Toutefois, le projet a été abandonné, dû aux complications techniques trop imposantes. L’enjeu «de main-d’œuvre» aurait été le principal problème, particulièrement en ce qui concerne les conditions de travail.

Plusieurs stations d’ancrage sont d’ailleurs en cours d’installation à l’heure actuelle.

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