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Montréal

Front commun pour davantage de transport collectif sur l'échangeur Turcot

Une cinquantaine d’organisations et d’experts en urbanisme, en transport et en santé ont uni leurs voix aujourd’hui pour demander au ministère des Transports du Québec (MTQ) d’envisager une intégration accrue du transport en commun dans son projet de reconstruction du complexe Turcot.

Même si le directeur général du Conseil régional de l’environnement (CRE) de Montréal, André Porlier, admet que le ministère écarte pour l’instant toutes les options contraires à son plan de rénovation du secteur Turcot, le groupe refuse de baisser les bras.

«L’espoir, c’est qu’à un certain moment, le bon sens reprenne le dessus, a laissé tomber Florence Junca-Adenot, professeure associée au département d’études urbaines et touristiques à l’UQAM. Le gouvernement demande aux villes de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, mais de l’autre côté, il prévoit un projet qui amènera 25 000 voitures de plus vers le centre-ville d’ici 2016. Il y a quelque chose qui ne marche pas.»

Des milliers de voitures en moins
Florence Junca-Adenot, qui a été présidente-directrice générale de l’Agence métropolitaine de transport (AMT) de 1996 à 2003, estime que la mise en place de services de transport en commun mieux adaptés et plus diversifiés permettrait de retirer 25 000 voitures de la circulation chaque jour.

Pour ce faire, le groupe réclame que l’offre de service des trains de banlieue Delson-Candiac, Blainville-Saint-Jérôme et Dorion-Rigaud soit augmentée, que le projet de navette ferroviaire devant lier le centre-ville à Dorval soit réalisé, que le tramway vers Lachine se concrétise et qu’une voie réservée au transport en commun, aux taxis et au covoiturage soit mise en place.

La réduction de la capacité routière de l’auto-route 20, qui serait transformée en boulevard urbain, et de l’autoroute Ville-Marie est aussi encouragée.

«Il faut concevoir ce projet de manière à corriger les erreurs du passé, a soutenu Pierre Gauthier, professeur adjoint au département de géographie, d’urbanisme et d’environnement de l’Uni­ver­sité Concordia. Malheu­reu­sement, il semble que ce scénario ne fasse pas partie des prémisses du MTQ.»

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