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Montréal

Des appuis de taille à une solution verte pour l'échangeur Turcot

La proposition d’une intégration accrue du transport en commun dans les plans de reconstruction du complexe Turcot faite lundi par un regroupement d’une cinquantaine d’organisations a reçu des appuis de taille hier.

Les partis Vision Montréal et Projet Montréal ont choisi d’appuyer les principes de la solution proposée par le groupe mené par le Conseil régional de l’environnement (CRE) de Montréal et le Regrou­pement économique et social du Sud-Ouest (RÉSO).

Le député du Bloc québécois dans la circonscription de Jeanne-Le Ber, Thierry St-Cyr, le président du conseil d’administration de la Société de transport de Montréal (STM), Michel Labrecque, et le Parti qué­bécois ont également donné leur appui au plan alternatif du regroupement.

Le parti Union Montréal a pour sa part indiqué, dans son mémoire déposé hier, que le transport en commun devait avoir une place de choix dans le projet de reconstruction du com­plexe Turcot.
 
Alternative plus verte
Le plan du regroupement proposait plusieurs avenues pour faire du complexe de Turcot un projet concordant avec l’objectif du gouvernement du Québec de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans la province.

Une augmentation de l’offre de service des trains de banlieue Delson-Candiac, Blainville-Saint-Jérôme et Dorion-Rigaud, la concrétisation du projet de navette ferroviaire entre le centre-ville et Dorval, la mise en service d’un tramway vers Lachine et la mise en place d’une voie réservée au transport en commun, aux taxis et au covoiturage étaient suggérées.

La réduction de la capacité routière de l’autoroute 20, qui serait transformée en boulevard urbain, et de l’autoroute Ville-Marie était aussi encouragée.

Vision Montréal exige un nouveau projet
Le parti auquel s’est jointe Louise Harel, Vision Mont­réal, s’est dit insatisfait hier, lors du dépôt de son mémoire devant le BAPE, du plan actuel de restructuration du complexe Turcot, exigeant rien de moins qu’un nouveau projet.

Le parti estime que le projet ne répond pas aux principes du développement dura­bles auxquels la «Cité» adhère et que ses impacts négatifs sont considérables. «Le ministère des Trans­ports a pensé et conçu ce projet comme s’il était construit dans un champ, a fait valoir Mme Harel en entrevue avec Métro. Il n’est pas du tout intégré au tissu urbain.»

Selon Mme Harel, le ministère ne pourra s’entêter à aller de l’avant avec le projet actuel, étant donné les nombreuses contestations. «Le ministère doit apprendre à travailler avec les villes et les arrondissements», ajoute-t-elle.

Dans son mémoire, Vision Montréal soumet ses recommandations quant au projet. Il propose entre autres de conserver en hauteur les structures à reconstruire (et non  pas en remblais, comme il est présentement prévu). Cela premettrait, selon le parti, de protéger 166 logements de la démolition. Il est aussi recommandé de financer deux projets de transport collectif pour réduire l’usage de l’automobile.   

Projet Montréal demande une refonte
Turcot. Richard Bergeron, le chef de Projet Montréal, déposera aujourd’hui son mémoire devant le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Il demandera une refonte du projet Turcot afin de réduire la circulation automobile sans toutefois réduire le nombre de déplacements.

Selon M. Bergeron, la solution réside dans un investissement massif dans les transports collectifs de haut niveau.

«Sur le même tracé et avec le même montant d’argent, nous proposons de déplacer 175 000 personnes par jour : 115 000 par transport collectif et 60 000 par automobile, a-t-il précisé. C’est plus qu’aujourd’hui, mais avec des moyens de transport différents.»

(Avec Catherine Girouard)

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