Montréal

Le tueur de frênes étend son emprise

La présence de l’agrile du frêne s’étend à Montréal. Un autre frêne infecté a été découvert dans l’arrondissement Hochelaga-Maisonneuve, à environ 1 km des premiers spécimens détectés, il y a deux semaines, non loin du port. Cette fois-ci, l’arbre se trouve au coin de la rue Lafontaine et de l’avenue Clarence-Gagnon.

Avec cette nouvelle découverte, la zone d’enquête serait passé de 1 km à 3 km, un chiffre que ne peut confirmer l’arrondissement. Tous les frênes devraient y être inspectés un par un. «Quand le diamètre faisait 1 km, un comptage avait permis d’en dénombrer 250, indique une source bien informée. Ça aurait été beaucoup plus rapide si on avait eu un inventaire géoréférencé à jour.» Un tel inventaire suppose de répertorier l’essence, la taille, l’état et l’endroit exact de chaque arbre du domaine public.

Cela devait être fait pour 2008. Mais face à l’ampleur de la tâche, pourtant prévue dans la Politique de l’arbre, la Ville semble plutôt se tourner vers la mesure aérienne de la canopée. «C’est bien beau; cette nouvelle mesure, mais ça n’aidera pas en temps de crise comme c’est le cas actuellement avec l’agrile», note cette source.

La Ville, elle, se défend d’avoir abandonné le géoréférencement. «Ces deux aspects sont importants», déclare François Goneau, un des porte-parole de la Ville de Montréal. Les résultats de l’inspection seront connus d’ici l’automne.

Selon notre source, «s’il s’avère que les spécimens d’agrile trouvés à proximité du port provenaient des États-Unis, ou même d’Ontario, c’est l’efficacité des mesures de surveillance et d’inspection mises en place par l’ACIA qui serait remise en cause».

On suspecte que ce ravageur exotique ait été introduit en Amérique-du-Nord, il y a plus de quinze ans. Les larves du coléoptère voyagent dans les palettes ou les caisses en bois de frêne, où elles creusent leurs galeries pour se nourrir. Ironiquement l’agrile du frêne n’est pas considéré comme un ravageur aussi nuisible en Asie, où il dispose de prédateurs.

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Leçons du passé
De 1950 à 1965, Montréal a per­du 90 % de ses 20 000 or­mes à cause d’un insecte européen qui a propagé la maladie hollandaise de l’or­me. «Il a fallu faire des abattages massifs pour éviter la propagation du parasite», racon­te Maurice Beauchamp, ancien arboriculteur en chef de la Ville.  C’est ainsi que la rue de Lorimier a perdu presque tous ses arbres majestueux, de la rue Ontario à la rue Jean-Talon.  On y avait pres­que exclusivement planté des ormes américains. «Désormais, la Ville varie ses planta­tions», ajoute M. Beauchamp.  Elle est aussi, selon lui, bien mieux équipée en personnel, avec une armée de techniciens, ingénieurs forestiers et d’arboriculteurs capables de faire face à la crise actuelle.

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