Montréal

Tueur de frênes au nord de Montréal

Depuis que cet insecte ravageur exotique a été découvert pour la première fois en juillet, au sud de l’île de Montréal, dans le secteur portuaire, jusqu’à quatre nouveaux sites auraient été détectés, a appris Métro jeudi.

«Si rien n’est fait, dans le pire des scénarios, la ville pourrait perdre la quasi totalité de ses 105 000 frênes publics d’ici 15 ans.» Tel était le contenu du message livré par un fonctionnaire, jeudi, dans le cadre d’un colloque sur l’arbre urbain réservé aux employés de la métropole.

L’insecte qui mesure 1cm pond des larves sous l’écorce qui finissent par faire mourir l’arbre en moins de cinq ans. Depuis 15 ans que cet insecte a été découvert aux États-Unis et en Ontario, des centaines de milliers de frênes ont dû être abattus. Il n’a aucun prédateur naturel en Amérique-du-Nord.

Trois cas d’infestation concernent l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, un autre a été découvert il y a deux semaines au sud-ouest du Complexe environnemental Saint-Michel et un cas reste à confirmer dans Rosemont qui compte 33% de frênes sur son domaine public.

«La bonne nouvelle, a ajouté le fonctionnaire, c’est que même si les résultats d’inspection ne sont pas encore complètement terminés dans certains arrondissements, il y a jusqu’ici peu d’arbres infectés. Selon lui, il resterait environ deux années avant que la croissance de l’agrile ne devienne exponentielle.

Parmi les mesures envisagées : des abattages contrôlés, l’injection de pesticides et surtout la création par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) d’une zone de réglementation, possiblement à la grandeur de l’île. «Dans une telle zone, les produits à base de frêne (même les palettes) ne pourraient pas sortir, à moins d’être déchiquetés», indique Jacques Audette, spécialiste du frêne à l’ACIA.

Un vrai casse-tête en prévision, notamment pour l’organisation de la collecte d’ordures puisque ces dernières finissent souvent dans des dépotoirs en dehors de l’Île.

Des coûts exorbitants
Si Montréal devait perdre sa bataille contre l’agrile du frêne, elle pourrait suivre la ville de Détroit qui a perdu 95% de ses frênes.  Les coûts seraient alors énormes :

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