L’opposition officielle de Laval clame que la Ville fait preuve d’immobilisme face à une situation économique préoccupante. L’administration du maire Marc Demers se défend.
En conférence de presse mercredi, le chef du parti Action Laval, Jean-Claude Gobé, a dressé un portrait plutôt sombre de la situation économique à Laval. Baisse des permis de bâtir de 36% entre octobre 2013 et mars 2014, perte d’un projet d’un milliard de dollars, l’administration en place fait preuve «d’immobilisme économique», selon M. Gobé.
Cette sortie cible particulièrement David De Cotis, directeur général intérimaire de Laval Technopôle, l’organisme chargé de la vitalité économique de la ville. «M. De Cotis n’a aucune connaissance en économie. Il devrait rapidement nommer un directeur pour diriger le bateau, car on s’en va droit vers un iceberg», a déclaré Mé Gobé.
Jean-Claude Gobé reproche notamment à M. De Cotis de ne pas avoir rectifié les données d’une étude de Desjardins présentée cette semaine qui présentait la situation économique sous de meilleurs hospices. Or, ces données étaient profondément erronées, selon lui.
En outre, Laval vient de perdre la bataille pour accueillir le centre de commerce international chinois Min Holdings, qui a finalement décidé de s’établir à Saint-Hubert. Cette Cité du commerce prévoit l’arrivée de 1000 entrepreneurs chinois qui s’établiraient sur place dans un nouveau quartier adjacent et qui utiliseraient le Québec comme plaque tournante pour leurs affaires en Amérique du Nord.
«Ce projet devait prendre forme sur le site de l’ancien ciné-parc Fabreville. On avait le ballon en main et on l’a échappé», a ajouté. M. Gobé
«C’est de la désinformation», a répondu David De Cotis. Il souligne que le projet chinois avait été repoussé par l’administration précédente, car il pouvait entrer en concurrence directe avec les commerçants lavallois.
Quant aux données immobilières, il précise que «ce sont des chiffres du passé. Les perspectives économiques sont très bonnes à Laval, selon Desjardins». Quant à son remplacement au poste de directeur de Laval Technopôle, il précise qu’une firme audite actuellement toutes les paramunicipales Lavalloises. «Laval Technopôle pourrait très bien devenir un département de la ville et alors on n’aurait besoin que d’un seul directeur», a-t-il ajouté.
