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Montréal

Laval promet de faire le ménage dans ses sociétés paramunicipales

La quinzaine de sociétés paramunicipales de la Ville de Laval fonctionnent pour la plupart dans «un vacuum en matière de gouvernance publique et de reddition de comptes».

Telle est l’une des conclusions du rapport commandé par le nouveau maire de Laval, Marc Demers, qui promet de faire le ménage d’ici l’automne. «Plusieurs sociétés ont des obligations juridiques et contractuelles et nous devons en tenir compte avant de les abolir ou de les transformer», a précisé M. Demers. Ce dernier veut aussi s’assurer de limiter les impacts pour les employés et les bénévoles concernés.

Parmi les principales entités visées: la Cité du Savoir. Cet organisme, qui a permis l’installation de l’Université de Montréal proche du centre-ville de Laval, est considéré comme «une coquille vide», dont les activités auraient pu être effectuées directement par l’administration municipale.

Le rapport suggère aussi à la Ville de donner son autonomie au Cosmodôme dont «les activités se rapprochent davantage des établissements scolaires, des centres de recherches et des autres musées que d’une administration municipale».

À l’inverse, compte tenu de son mandat, le rapport suggère d’intégrer une partie des activités de Laval technopôle au sein de la Direction du développement économique de la Ville. L’organisme avait été perquisitionné par l’Unité permanente anticorruption (UPAC) en juillet 2013. Il suggère par contre de dissoudre la société Fonds Soutien Laval dans une perspective de réduction des structures.

Quant à la Cité de la culture et du sport de Laval, qui pilote la construction du controversé amphithéâtre, le rapport suggère de renforcer son expertise en matière de gestion de projets ou de l’intégrer à l’appareil municipal.

Les auteurs du rapport suggèrent aussi de revoir la composition du conseil d’administration de l’Office municipal d’habitation de Laval qui gère notamment les habitations à loyer modique (HLM). À propos de l’organisme Laval en fleurs, le rapport reste muet à cause du manque d’information à jour et de la judiciarisation du dossier. L’ex-directeur général de l’organisme est soupçonné de détournements de fonds.

Ce rapport a été fraichement reçu par le chef de l’opposition officielle, Jean-Claude Gobé. «Je me serais attendu à un rapport plus solide avec des recommandations plus étoffées», a déclaré le chef du parti Action Laval. «Selon lui, le rapport est à l’image de l’administration actuelle, «une administration spectacle qui fait dans l’improvisation». M. Gobé craint aussi que certains rapatriements de sociétés paramunicipales dans le giron municipal ne fassent qu’alourdir l’administration de la ville.

L’attaché de presse du maire Demers défend quant à lui «un rapport indépendant hautement crédible». «Il a été piloté pendant trois mois par Michel Nadeau qui a été pendant 20 ans à la gouvernance de la Caisse de dépôt et placements du Québec avant de prendre la tête de l’Institut sur la gouvernance», a ajouté M. Brochu qui précise que la Ville prendra le temps d’évaluer toutes les répercussions des recommandations avant d’aller de l’avant.

Autres recommandations
La Ville a promis de suivre certaines recommandations du rapport:

 

 

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