Montréal

Le salaire du patron du CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île a bondi de 20%

Le PDG du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Ouest-de-l’île de Montréal (CIUSSS), Benoît Morin, a eu une augmentation salariale de 20% atteignant désormais les 226 789$, une situation que déplorent les représentants syndicaux dans le contexte de gel salarial des employés de la santé.

Dans le cadre de la réforme du ministre Barrette, sept établissements, dont les centres de la jeunesse et de la famille Batshaw passent sous la gouverne de l’ancien directeur général du CSSS de l’Ouest-de-l’Île, qui se voit également confier la responsabilité du Centre hospitalier St-Mary, du CSSS Dorval-Lachine-LaSalle et l’Institut universitaire en santé mentale Douglas. M. Morin gère désormais un budget de 776M$ pour le CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île qui compte 711 médecins et 9100 employés.

Augmentation décriée
Les syndicats dénoncent l’augmentation salariale du nouveau PDG dans le contexte «d’austérité». «Cette augmentation et celles d’autres directions de services sont aberrantes alors que nous devons accepter un gel salarial les deux premières années de notre futur contrat de travail et une augmentation de 1% pour chacune des trois années suivantes», mentionne Denise Lapointe, présidente du syndicat des travailleurs du Lac St-Louis.

Quant au syndicat de l’Association des professionnels et des techniciens de la santé de l’Ouest-de-l’Île, la présidente Louise Lavoie témoigne du mécontentement de ses membres. «Ça fait des années que notre charge de travail augmente et notre salaire reste pratiquement le même, souligne-t-elle. Si nos tâches ont augmenté, c’est parce le personnel qui quitte n’est plus systématiquement remplacé. Nous, on demande une augmentation de presque 15% et on va avoir 3%. C’est frustrant.»

Salaire autorisé par les ministres
Une représentante des relations avec les médias du CIUSSS, Sandrine Charpentier, a précisé que le niveau de rémunération a été fixé par décret du gouvernement et non par décision locale.

Selon elle, les responsabilités des PDG des CISSS et des CIUSSS ont augmenté avec l’ajout d’employés et la gestion d’un budget plus grand. «Ils auront des défis de taille à relever, en plus d’évoluer dans un contexte de changements majeurs au sein du réseau», croit Mme Charpentier.

Le projet de loi 10 du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, en vigueur depuis le 1er avril a mené à l’abolition des 18 agences de santé et de services sociaux de la province et la fusion des autres établissements de santé en des nouvelles structures nommées Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) et Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS).

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