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Montréal

La STM en mode accessibilité

La STM a présenté jeudi le volet 2012-2015 de son plan d’accessibilité universelle. «Un plan qui n’est que de la poudre aux yeux», selon le Réseau des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ).

Un exemple parmi d’autres. Au mois de mai, Maria prend le métro à Laval pour rejoindre Montréal. Elle doit utiliser l’une des sept stations accessibles par ascenseur sur le réseau qui compte 68 stations.

Comme certaines personnes en fauteuil roulant, elle a besoin de l’accompagnateur de la STM pour entrer dans les voitures. Ce dernier, muni d’une mini rampe, couvre tout le réseau. Mais parce qu’il était déjà occupé à aider une autre personne à la station Côte-Vertu, Maria a dû attendre deux heures. «Comment voulez-vous garder un emploi ou étudier dans ces conditions», déplore Linda Gauthier, présidente du RAPLIQ.

Maria pourrait se tourner vers le réseau d’autobus, mais une bonne partie des rampes d’accès sont déficientes. La situation ne s’améliorera vraisemblablement qu’à partir de 2017, quand les autobus à rampe télescopique seront retirés de la circulation.

Pour le transport adapté, comme elle est en fauteuil, il faudrait qu’elle s’y prenne entre 24h et 72h à l’avance pour être sûre de ne pas avoir à essuyer de refus. C’est pour toutes ces raisons que l’hiver dernier le RAPLIQ a porté plainte contre la STM pour discrimination à la Commission des droits de la personne.

La STM ne se tourne pas les pouces pour autant. Elle a déjà effectué la moitié du chemin au niveau de l’installation de tuiles avertissantes en bord de quais pour les mal voyants et de la rénovation du système de sonorisation pour les sourds. Le reste sera complété d’ici 2015.

De même, les futures voitures de métro, qui circuleront graduellement sur la ligne orange à partir de 2014, seront accessibles, sans aide, à partir de l’avant des quais car ces derniers seront rehaussés.

Mais le nœud du problème, c’est la construction d’ascenseurs. D’ici 2017, cinq nouvelles stations seront accessibles, indique Marie Turcotte, membre du CA de la STM, elle même en fauteuil roulant. Les stations Jean-Talon, Snowdon, Place d’Armes, Vendôme et une station du Plateau qui reste à déterminer sont au menu. Un rythme qui ne satisfait pas le RAPLIQ.

«En 2008, La STM nous avait promis que chaque année, trois nouvelles stations seraient accessibles, mais ce n’est pas le cas et au rythme actuel, la totalité du réseau ne sera accessible qu’en 2085», déplore Mme Gauthier, qui admet toutefois que la STM est dépendante des budgets débloqués par Québec.

«On demande un fonds de 25 M$ par année qui serait dédié à des projets d’accessibilité. On est d’accord qu’il faut accélérer le rythme, mais ça prend un apport financier», ajoute Mme Turcotte. Installer des ascenseurs coûte entre 8 M$ et 10 M$ par station.

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